( 30 janvier, 2011 )

Rp prison partie 1 (moi)

Harumi et moi étions dans la même pièce, juste séparés par deux énormes gardes du corps qui empêchaient la folie furieuse de ma partenaire de m’atteindre, celle-ci criait et gesticulait comme une demeurée. Pendant ce temps, les trois flics supposés nous trouver à chacun une cellule individuelle discutaient à notre propos.

« Il semblerait que la victime était une balance…fit un premier, apparemment le chef.
-Ce serait donc un coup monté contre l’autre pour qu’il purge une peine de prison?
-Non, la fille est trop conne pour ça. Elle savait qu’elle avait fauté mais elle souhaitait entraîner l’autre avec elle.
-Je pense qu’elle lui en veut réellement. »

La conversation continua, pendant une dizaine de minutes. Au lieu de nous trouver une petite chambre ou coucher parmi les rats, les araignées et les cafards, ils refaisaient notre procès, ce qui ne servait strictement à rien étant donné que leur autorité était des plus basses et que leurs paroles ne seraient même pas écoutées.

« Bon, vous nous mettez en taule, oui ou non? Fulminais je. On ne va pas y passer trois heures quand même!
-C’est bon, calmos, c’est juste qu’on à plus de cellules vides, on va devoir vous mettre avec les autres…
-Les autres?
-Ben, les demeurés, les criminels, les violeurs, ceux qui en ont pour perpette quoi…
-C’est beau la police tout de même, même pas fichu de te trouver un coin tranquille. Et vous croyez qu’on va accepter?
-Et vous croyez qu’on va vous donner le choix? Argua-t-il, fier de son propos. »

Si j’avais à calculer, je dirais que mon pied atteindrait certainement sa tête. Avec une vitesse assez conséquente, je pourrais peut être lui faire passer l’envie de sourire. Son regard était toujours figé sur moi, et son rictus malsain me déplaisait. Je calculais mes chances de sortir vivant de cette pièce après un tel acte. J’avais à mes côtés deux personnes d’une très forte carrure et une espèce de guenon mal dépucelée qui ne rêvait que d’une chose, me tuer. Il suffisait qu’ils la lâchent, ne serait ce que quelques secondes pour que son instinct carnassier ait raison de moi. En clair, j’avais à peu près autant de chances de devenir Kage que de mourir. Je me décidais donc à attaquer en étant fair-play avec l’adversaire…

« Je te laisse le droit de prononcer un dernier vœu. T’as dix secondes…
-Ouhou, j’ai peur, je sens que le vilain nabot va déchirer mon uniforme, se moqua-t-il avec une voix suraiguë.
-5, 4…
-AAAAAAAAAAAAh, atchoum.
-3, 2…
-Il est marrant hein?
-1, 0… Tant pis pour toi raclure! »

Après avoir surpris mes geôliers en me libérant de mes chaînes, je sautais sur mon adversaire le prenant à la gorge. Après quelques coups de poings donnés dans les dents, un coup de genoux dans les parties acheva le bonhomme. J’avais eu le temps de donner plusieurs coups à l’autre avant qu’Akira ne prenne soin de mon joli corps. Une impression d’extase m’envahit. Suivit d’un soudain noir, sûrement assommé par un de gorilles ou bien par la guenon.

***

Je me réveillais un peu groggy, la tête douloureuse, les genoux tremblants. J’étais dans un coin de la cellule, recroquevillé en chien de fusil. Ma vision était floue mais je percevais des formes se mouvant à mes côtés. Je sentais le froid du sol contre mon torse nu. Diverses sensations me touchaient et à elles toutes, elles formaient un horrible mal-être. Mon front me donnait la migraine, les effluves que je percevais étaient certainement celles d’un rat mort, j’avais la bouche pâteuse et mes yeux me piquaient. Mon corps tétanisé refusait de bouger, j’étais comme paralysé.

Mes souvenirs suivants étaient terribles, une sensation horrible de brûlure au bras gauche, on était en train de me triturer et, bien entendu, je ne pouvais rien faire. La douleur resta pendant une trentaine de minutes. Puis, tout d’un coup elle cessa. Des exclamations fusèrent, des cris de joie, comme si une victoire venait d’être célébrée.

Je m’assoupis, exténué, dormant du plus profond des sommeils, malgré la douleur encore cuisante au bras et les multiples autres facteurs désagréables qu’entraînaient cet endroit. Je fus réveillé un peu plus tard, par un seau d’eau glacée en pleine face. La sensation n’était pas si désagréable comparée à toutes les autres. Le bourdonnement dans mes oreilles cessa et je pus enfin voir correctement.

Le lanceur d’eau était un solide gaillard, d’une trentaine d’année tout au plus mais qui avait certainement déjà une grande expérience de la prison. Une balafre parcourait sa joue droite de bas en haut. Ses yeux perçants étaient fixés sur moi, ses muscles bandés. Son visage ne montrait aucune expression, juste de l’attente. Je n’avais aucune peur de cet homme, il imposait juste du respect.

Je me relevais rapidement, j’étais un peu plus petit que lui de quelques centimètres, ses cheveux bruns étaient rasés court, tout comme moi, il était torse nu et portait un bas blanc, déchiré aux extrémités. Il tendit la main vers moi que je serrais sans trop de conviction.

Je fis un rapide coup d’œil autour de moi, la pièce était vaste et seule une fenêtre au plafond la reliait au monde extérieur. Quelques soudards étaient avachis de l’autre côté, dormant les uns sur les autres. Je tentais d’apercevoir Harumi mais sans succès, la jeune femme n’était pas là.

Un grognement de l’homme qui m’avait réveillé reporta mon attention sur lui. Il me fit signe de le suivre. Sans un mot, je marchais dans ses pas, attendant avec impatiente, ce qu’il pourrait avoir l’intention de me dire. Nous sortîmes de la salle par un long couloir que je n’avais pas remarqué jusque là et qui menait à plusieurs pièces elles aussi vastes. Il me dirigea vers un endroit vide de monde et s’assis près du mur.

« Assieds toi, ordonna t-il de sa voix grave et rauque. »

Je ne me fis pas prier et pris place à côté de lui. Il esquissa un sourire, que je ne compris pas, pourquoi donc cet homme que je ne connaissais pas faisait il autant de manières avec moi?

« Hé bien, mon gars, tu ne me reconnais pas?
-Pas vraiment, fis je surpris.
-Allons, je vais te donner une piste mon petit Rekaïshi…
-Mon nom, comment le connaissez vous?
-C’est déjà un indice, non?
-Vous êtes lié à Kein… Et plus particulièrement à Hogiko, n’est ce pas?
-C’est exactement ça…
-Et bien, je ne vous ai pas vu depuis longtemps pour que je ne me souvienne pas de vous.
-Tu peux me tutoyer, tu sais… Et, en effet, je t’ai vu pour la première fois alors que Hogiko venait de t’amener, c’est là la seule fois ou tu m’as vu. Ensuite, je suis parti pour une mission qui a duré assez longtemps, mais je t’ai revu.
-Quand ça, et où?
-À Nobeoka, tu poursuivais le taré…
-Ah, Makaya, le « gourou du raclétoïsme »!!!
-D’ailleurs, je ne suis pas le seul à t’avoir reconnu, plusieurs mecs qui se sont fait coincer là bas sont venus te voir hier pendant ta période de transe… Des adeptes…
-Du gourou?
-Ouaip, d’ailleurs, j’ai l’impression qu’ils ont cru que t’étais des leurs, il t’en ont laissé un souvenir. »

Je regardais mon bras gauche, horrifié et je faillis tomber dans les pommes tant la chose était incongrue. Un tatouage indélébile ou il était marqué « Vive Makaya! » et juste en dessous « Raclétoïsme!!! ». Et merde, et galère, et merde, oh merde!!!!

« FUCK!
-Ne t’énerve pas mon gars, ce n’est qu’un tatouage…
-Je vais le buter!
-Qui?
-Makaya!
-Tu penses, j’ai observé ce mec, c’est un malade…
-Et? Moi aussi!
-Ne cherche même pas. Au fait, moi c’est Mikaël, appelle moi Mick, si t’as un problème, appelle moi…
-Ben, ça se pourrait que j’aie besoin de défoncer quelques tronches, tu me filerais un coup de main
-Ça se pourrait… Au fait, si tu veux savoir, ici, on est dans les sous sols de la police, pas moyen de s’échapper de l’intérieur, si tu veux te barrer, il te faudra une aide extérieure. Au fait, viens voir…
-Ça fait combien de temps que je suis ici?
-Ça fait cinq jours que tu dors… »

( 30 janvier, 2011 )

Rp procès Harumi et moi (Moi)

J’étais en plein entraînement, j’essayais de maîtriser au mieux le Ren, ce qui ne m’était pas très facile. M’enfin bon, je ne me décourageais pas car il fallait que je sache l’utiliser très bien pour que je puisse enfin le mêler au Ten et donc faire du Ken. J’avais remarqué que cela était très utile, dans un combat, pouvoir augmenter sa production de Chakra était très utile, surtout si en contrepartie, on ne dissipait pas de Chakra. Bref, j’étais en train de m’entraîner un peu à l’écart du village quand un badaud m’interpella.

« Eh, c’est toi Otarin?
-Ca dépend de si je te doit de l’argent ou pas…
-On m’a dit que je te trouverais ici, c’est un ordre du Qg, tu dois y aller tout de suite. »

Le ton du bonhomme n’était pas très agréable, on se doutait qu’il n’avait pas que ça à faire, et son air impatient me le confirma. Sûrement un petit bouseux passant à proximité du Qg, interpellé par quelqu’un n’ayant pas vraiment l’envie de se déplacer pour moi. Cela me rassura un peu, si quelque chose de grave me concernais, on aurait envoyé quelqu’un de plus compétent, directement lié à l’affaire, non, c’était juste un gorille qui venait me voir avec un air mécontent, pas bien important. Suffisamment cependant pour que le messager ne me laisse pas seul avec l’information en tête. Il fallait donc que j’y aille là, tout de suite. Merde.

Je m’avançais donc pour suivre mon escorte, visiblement outragée qu’on l’utilise pour des fins absolument ridicules. Enfin bon, il avait peut être été payé et la somme ne devait pas être basse, c’était clair, on avait besoin de moi. Ou alors on ne voulait pas m’inquiéter. Non, ridicule, je n’avais rien fait de mal. À moins qu’on ait retrouvé le corps de ma dernière victime, peu probable. Simple raison de procédure donc, un détail dans un rapport de mission, ou je ne sais quoi.

J’essayais plusieurs fois d’entamer une conversation avec l’homme mais il la refermait aussitôt, preuve que je ne l’intéressais absolument pas. Une observation plus approfondie m’aurait permis de savoir que je venais de le rendre en retard à un rendez vous galant. Des fleurs étaient cachées de façon grossière dans son pardessus et il sentait le parfum, vraiment pas l’homme de la situation.

On arriva bientôt aux environs du Qg, les rues étaient bondées et l’accès aux bâtiments, pratiquement impossible pour une personne normale.

« Vous savez, je peux y aller tout seul…
-Je ne préfèrerais pas.
-J’y rentrerais plus vite, vous n’avez qu’à m’observer de loin pour vérifier que j’y suis bien rentré. »

Il hésita mais finis par acquiescer. Un sourire ravi se dessina sur son visage, il venait de gagner du temps grâce à moi. Je ne m’attardais pas et me dirigeais vers les bâtiments, dans un endroit pas trop encombré. Je montais aux murs, évitant ainsi les embouteillages que créaient tous les gens se bousculant pour un oui ou pour un non. Je ne descendis du toit que pour pénétrer dans le Qg. Celui-ci était aussi encombré que la rue et j’eus du mal à accéder au secrétariat.

Quand enfin je pus parler à quelqu’un pour savoir où je devais me rendre, ce fut une jeune femme blonde qui me répondit. Elle ne compris pas tout de suite ce que je lui demandais, le vacarme assourdissant empêchant de s’entendre. Elle finit par m’indiquer une porte, un peu à l’écart.

Je quittais donc le brouhaha intempestif régnant à l’entrée pour une pièce plutôt calme, aux murs blancs. Elle était assez vide, munie seulement d’un bureau sculpté dans un magnifique bois d’aulne. Assis sur une chaise, le regard tourné vers le plafond et les pieds posés nonchalamment sur le bureau, un homme au ventre proéminant lançait machinalement une boule de papier froissée. À ses côtés se tenaient deux armoires à glace, des gens que l’on ne rencontre que peu souvent et pour lesquels les dimensions du gros orteil étaient autrement plus larges que celles du cerveau. Alors que les deux gorilles étaient vêtus de façon assez sobre, le gros homme, lui portait une tenue quelque peu excentrique, pour laquelle les couleurs vives comme le rouge ressortaient souvent. C’était, à vrai dire, une tenue peu conventionnelle et que pouvait expliquer une convocation urgente.

Je refermais la porte derrière moi, celle-ci émettant un bref claquement. Le gros homme tourna la tête dans ma direction d’un geste si vif qu’on aurait pu croire à un chien ayant repéré un écureuil. C’était par ailleurs à peu près ça. Le prédateur et sa proie. Son regard était si mauvais et si pénétrant qu’il me fit frémir. Je me ressaisis cependant bien assez tôt et lui envoyais une phrase pompeuse ayant pour but de me présenter.

« Je sais qui vous êtes, assassin! »

Il appuya bien sur chaque syllabe dernier mot. Ce pouvait il que je sois découvert? L’angoisse commençait à m’agripper, à me monter à la tête et, alors que je tentais de répondre, aucun son ne put sortir de ma bouche. Le silence peut être la meilleure des réponses, dans certains cas, c’est sûrement la pire. Cependant, creusant le moindre recoin de ma pauvre mémoire, je ne parvenais pas à me rappeler quel eut put être le tort qui m’accusait. Je n’eus pas trop à attendre.

« Ainsi, vous essayez de tuer les gens en les abandonnant lâchement dans le désert!
-N.Non! C’est faux, je n’ai pas fais ça!
-Ah, et pourtant nous avons un témoin de luxe… »

De qui pouvait il bien parler, Kogito? Non, il n’aurait pas osé faire ça, surtout que l’attaque de son clan l’avait mis dans tous ses états. Kensei? Sa jeunesse et son impétuosité auraient pu me trahir, mais il aurait eu trop peur de se mouiller. Je séchais donc, qui pouvait avoir eu vent de cette affaire. Surtout que je ne l’avais pas tuée, seulement, un mur de pierres s’était effondré sur nos têtes et elle n’avait pas pu suivre. Je jetais donc un regard interrogateur à l’homme qui me regardait d’un air hautain. Au passage, ses habits de polichinelle ne convenaient absolument pas à la circonstance.

« Qui? Questionnais je, curieux.
-Ton pire cauchemar mon enfant, ton pire cauchemar.
-Mais…
-C’est moi qui pose les questions ici! M’interrompit-t-il abruptement. »

Je fermais la bouche, assez mécontent de l’avoir ouverte pour une fois. Cette histoire commençait à m’agacer, ainsi que les gesticulations simiesques de l’obèse qui tiquait avec une formidable aisance, son œil droit papillonnant toutes les cinq secondes et sa jambe, qu’il avait descendu du bureau tremblant nerveusement d’une manière stressante. Il fit un geste de la tête et les deux hommes qui jusqu’ici n’avaient pas cillé se déplacèrent jusqu’à une porte autre que celle menant au hall d’entrée.

La porte s’ouvrit alors mais les deux gorilles faisaient un rempart de leur corps, si bien que je ne vis pas qui se cachait dans la pièce voisine. Ils avancèrent jusqu’à environ deux mètres de moi, et alors que je me tournais vers l’autre, il me lança le plus beau sourire qu’on eut pu lui en tirer. Et il était très vilain. Car il faut dire que l’homme qui se cachait derrière était très vilain. Mais son sourire vainqueur était sans doute bien plus laid que tout et bien plus terrifiant. Les deux hommes s’écartèrent d’un seul bloc.

Et cela fit mal…

Très mal…

En effet j’étais mal…

Harumi…

La jeune femme qu’on avait laissée pour morte en plein milieu du désert alors qu’on l’avait rouée de coups. Quel meilleur témoin pour un crime ou plutôt une tentative de crime que la victime elle-même? Sauf que ce n’était pas un crime, c’était une monumentale erreur, un accident, le piège dans lequel on était tombés nous avaient empêché de nous veiller les uns sur les autres et l’on avait perdu Harumi dans l’éboulement, mais elle n’était pas morte. Elle était là. Et elle essayais de me foncer dessus telle une déchaînée, avec les gardes du corps qui essuyaient les coups sans broncher. L’un d’eux la tenait fermement entre ses bras de géant.

« Dégage, merdeux!! Hurlait-t-elle.
-Et oui, mon cher, quand je vous disais que nous avions des arguments de choix…
-Enfoiré!!!
-Vous aggravez votre cas, et j’ai des témoins… »

Une autre insulte failli sortir de ma bouche mais ç’aurait été lui faire un immense plaisir que de recommencer. Je fis donc mine de me retourner pour sortir. En fait, j’essayais de me barrer, le plus rapidement possible. Malheureusement Tarzan et Jane étaient apprivoisés et d’un seul signe de tête l’un me fonça dessus m’attrapa et me plaqua au mur…

« Où comptiez vous aller?
-DTC!
-C’est-à-dire, dans un endroit paumé qui pue la vermine, Dictature Totalitaire Communiste, c’est bien ça?
-Ce ne sont pas les termes que j’aurais employés mais c’est sur que ça doit puer la vermine et c’est un endroit paumé aussi, fis je narquois. »

Le gros tas leva son regard hautain vers le ciel, puis désigna la porte.

« Emmenez le, qu’il reste enfermé jusqu’au procès, demain six heures… »

L’enfoiré, que pouvais-je faire contre les deux amas de muscles qui m’empoignaient. Rien. Et non, tout simplement parce que si je tentais quelque chose j’étais mort. Mais pas au sens figuré, non, j’étais réellement mort.

***

*Viens au pays des schtroumpfs petits êtres bleus, viens au pays des schtroumpfs, tout est merveilleux!!!*

Cet air rébarbatif se répétait depuis un moment dans ma tête, je ne savais d’où il venait ni pourquoi il s’obstinait à venir me chahuter dans ma petite piaule mais il m’agaçait grandement. Depuis plus de deux heures, j’attendais que l’on vienne me chercher, mais personne ne venait. Et cette rengaine ne voulait pas sortir de mon misérable esprit. C’est donc avec la tête comme une pastèque que, énervé par les évènements de la journée, j’attendais avec impatience la venue imminente de mon procès. Bien que je n’eus pas grand-chose à me reprocher… Enfin, peut être un tout petit rien, mais ce n’était pas bien grave. Je commençais à m’impatienter…

« EH OH, VOUS LÀ-BAS !!! OUI, C’EST CA, VOUS ! NON, PAS CELUI AVEC LES HABITS DE BALTRINGUES, CELUI QUI POSSÈDE LA PUTAIN DE CLE DE CETTE PUTAIN DE CELLULE !
-Tu ne peux pas t’arrêter de crier mon gars, tu ne vois pas qu’on essaie de dormir ?
-M’en fous, je me plaindrais, pour sommeil dans l’exercice de vos fonctions.
-C’est ça, et moi je suis le père noël ?
-Sûrement ! D’abord vous me parlez d’un bonhomme que je ne connais absolument pas mais que je démonte en trois mouvements à coups sûrs et…
-Que..Quoi ? Tu ne connais pas le père noël ?
-C’est pas parce que ton paternel est vachement connu que je le connais à coups surs, crétin des alpes !
-Mon paternel ?! Oh ho, ça devient grave, vous êtes malade ?
-Non pas encore mais je ne vais pas tarder à le devenir si vous ne me faites pas sortir d’ici maintenant et que je ne fais pas une cure de musique pourrie.
-Dites moi, vous vous droguez ? Non, en fait c’est parce que j’ai un ami qui aime bien les substances enivrantes et que la votre à l’air pas mal… Alors si je pouvais lui offrir pour noël.
-Euh, vous êtes flic ou quoi ?
-Pourquoi cette question ? Tout le monde à bien le droit à ses petits plaisirs, moi, par exemple, c’est le chocolat, je raffole de chocolat, j’ai d’ailleurs offert des calendriers de l’avant à mes enfants car ils n’aiment pas le chocolat, comme ça je peut tout manger et puis…
-Et moi, hier j’ai mangé une pomme !
-Oh, vous aimez les pommes ? Bref, je disais que j’étais friand de toutes le sortes de chocolats, le chocolat noir, le chocolat blanc, le chocolat au lait, avec de l’orange, de la cerise, des noix…
-Bon, vous m’écoutez au lieu de me faire un lexique de tout ce que vous bouffez chez vous, oui ou non ?!?
-J’aime bien les mélanges aussi…
-MAIS TA GUEULE !!!
-Oh, on ne parle pas comme ça à un policier dans l’exercice de ses fonctions, je vous arrête !
-Mais putain, qu’est ce qu’il est con… »

Notre conversation inutile allait continuer lorsqu’on entra brusquement. Quatre énormes monstres venaient de faire irruption dans la pièce. Je me retournais brusquement et me pris un des barreaux dans la tronche, quelle veine. Le poulet ouvrit la porte et ils m’attrapèrent chacun par un côté. D’un seul mouvement, ils se tournèrent vers le flic d’un œil entendu. Il avait sûrement tout compris, le poulet a free me dis je. Je me vis sortir de la pièce, les yeux un peu dans le vague, sonné par un coup de barre.

Restant de marbre, les armoires à glaces qui me soutenaient n’avaient pas les muscles en carton. Tous avaient des habits noirs, comme pour assister à un enterrement. Le mien pensais je alors, il est vrai que la peine de mort n’ayant pas été abolie, je risquais de me retrouver à renifler les mauves par les racines. Il fallait à tout pris que je me dégage de l’emprise de ces idiots, seulement, je ne croyais plus en ma bonne étoile. Le mieux aurait encore été que je me fasse attaquer par des écureuils berserks ou par un nain ninja avec un caractère de merde, bref, tout mais pas Harumi. Je sentais venir la prison à vie, la torture à vie ou pire, l’Harumi à vie. Je me fis donc trimbaler pendant un bon bout de temps, jusqu’à ce que l’on veuille bien me déposer dans une petite salle, assez sombre, dans laquelle un homme avec un micro faisait quelques annonces. On attendit notre tour et un des quatre hommes me désigna en baragouinant. L’autre acquiesça d’un air entendu.

« L’accusé est arrivé à la réception ! fit il dans son micro.
-Quel accusé de réception ? fit une voix dans les hauts parleurs.
-Le votre triple andouille !
-Faites le entrer ! »

Ca commençait bien, un juge sourd comme un pot, je n’avais vraiment pas de bol aujourd’hui, il allait vraiment falloir me prendre avec des pincettes ou la goutte d’eau ferait déborder le vase. Je n’avais pas d’avocat, ce n’étais pas la saison, en automne on n’y trouve que des petits et pas très bons. Ce fut donc avec une humeur de chacal, que je rentrais dans la salle d’audience, entouré de gorilles me menant vers leurs maîtres.

« Ah, voilà l’accusé, fit un gros homme.
-Ah, et voilà le connard qui va me juger… marmonnais-je dans ma barbe.
-Vous dites ?
-J’ai dit que j’avais envie d’un canard à manger.
-Et quel rapport avec notre affaire ?
-Aucun triple andouille.
-Comment ?
-Rien, je bredouille…
-Nous allons donc vous juger pour tentative de meurtre envers la personne de mademoiselle Harumi ici présente.
-Ah, je l’avais presque oubliée cette pouffe !
-Quoi encore ?
-Je disais que j’avais oublié mon pouf, pour mon dos…
-Bien, commençons. »

Hé ben, ce n’étais pas trop tôt, j’allais pouvoir enfin être jugé et aller croupir dans une cellule jusqu’à la fin de mes jours et ne plus me retrouver confronté à des juges stupides et dont l’oreille n’est pas très fine ou encore à des poulets chocophiles… Je jetais un regard dans la direction du banc des victimes, j’eus raison, car à cet instant là, plus qu’un regard, Harumi me lançait une chaise.

« Excusez moi. Pourriez vous attacher cette personne ? demanda le juge. »

Un hochement de tête d’un des flics fit comprendre au juge qu’il pouvait commencer sans problèmes. Celui-ci prit alors un temps, se racla la gorge, bailla un coup puis commença à parler sur un ton monotone, rappelant l’affaire. Il donna ensuite la parole au procureur, le gros homme que j’avais déjà rencontré, en tenue de nuit. Bien entendu, il avait désormais changé de vêtements, mais je ne sais pas laquelle était pire. La robe d’avocat, ou bien le pyjama multicolore. M’enfin, il n’arrêta pas de m’incendier, de me dénigrer, pour au final, demander la réclusion criminelle à perpétuité. Bref, un vrai salaud qui aimait juste se faire du fric sans étudier vraiment ses affaires. Il ne se rendait pas compte que ce qu’il disait était tout simplement ahurissant. Presque aussi débile que de faire une alliance avec Makaya. Enfin, bref, je n’y étais pour rien, il suffisait juste qu’il me laisse tranquille après coup et ce serait bien.

Etant donné que je n’avais pas d’avocat, je fus obligé de me défendre moi même. Comme j’avais un minimum d’intelligence, je mis le paquet sur la trahison d’Harumi qui m’avait profondément chamboulé, les problèmes liés à la mission. De ce côté là, je dus être convaincant, la suite me le prouveras, par contre, côté défense, il fallait que je revoie certains points.

Dès que j’eus fini mon petit speech, absolument pas préparé, le jury se barra en coulisses pour délibérer, savoir s’ils allaient m’embrocher vif ou si, par un excès de bonté m’envoyer aux travaux forcés. Je ne me rendais pas compte que tout ce que je pensais était impossible, étant donné l’importance de l’affaire, ils n’allaient pas en faire tout un plat.

Ce fut au bout d’un temps interminable, entrecoupé de cris démoniaques d’Harumi qui essayait, par tous les moyens, de venir m’étrangler, que les trous du cul rentrèrent de nouveau.

« Le jury a débilé, déblairé euh délibéré !
-Merci pour tout, fit le juge qui n’entendait toujours pas ce qui se disait.
-Nous vous donnons le jugement…
-Ah, à mon secrétaire, ou après, je suis en procès.
-Mais monsieur le juge…
-Tant mieux, nous serons plus heureux ! Savez vous ou sont les jurés ?
-On est là !!!
-Mais si ils sont là, qu’est ce que vous me dites…
-Il faut rendre votre verdict.
-Bien entendu, mais, ne dois je pas d’abord rendre mon verdict ?
-Tenez !
-Mais que me voulez vous avec ce papier ! Bon, je le prends en attendant que le verdict arrive.
-Oui, oui.
-Mais, attendez, vous vous payez ma tête ?
-Je vous l’ai dit monsieur le juge…
-Je sais bien que c’est une plaisanterie, mais pas d’enfantillages, nous sommes en procès. Bref, passons… »

Enfin, le juge était opérationnel, le papier aussi, j’allais pouvoir savoir…

« La victime est jugée à deux semaines de prison ! »

Comment ? Harumi allait en prison et aucune peine n’était retenue contre moi ? Youpee !

« L’accusé aussi ! »

Ah, je me disais bien que je m’étais réjoui trop tôt…

( 30 janvier, 2011 )

Rp retour chikaz’ (harumi)

Putain mais pourquoi faut toujours qu’il m’arrive des emmerdes? J’ai rien fait au bon Dieu mais ça commence à me péter les ovaires! Cette mission j’en ai ma claque, mais je risque de ne même pas y revenir : un plafond venait de s’écrouler juste devant moi. Un centimètre de plus et j’étais morte. Bon, j’ai pas été tué, mais assommé. Pas cool tout de même. D’ailleurs, combien de temps suis je resté assommée, nulle idée. Je me devais de rentrer chez moi, mais je me ferais d’abord bien le plaisir de récolter quelques armes pour les revendre. Prendre garde tout de même si des hommes du trafiquants d’armes seraient réveillés, l’idée de me faire tuer alors que je venais d’y échapper me déplaisant fortement.

Une fois retournée dans l’abri, je pus constater que les lieux étaient vides, de vie, de meuble, d’arme… qu’est ce qu’il y a bien pu se passer? A bien y voir, une fente est observable sur le mur, faite de l’extérieur vu la trace des coupures. Je dirais faite au couteau à sashimi de par la trace. Des ninjas sont donc passés sur les lieux…et ne m’ont pas aidé. Fuck!

Pas le temps pour s’apitoyer sur son sort, il faut penser à rentrer….mais par où? J’étais en pleine partie dangereuse du désert et un mur de pierre m’empêchait de passer (cet effondrement ne m’apportait rien de bon décidément.). Je décidais quand même d’allais voir si le mur était destructible. Après une quinzaine de minutes de marche pour retourner là où le plafond s’est écroulé sur moi, je pus constater que non, le bloc serait infranchissable. Mais une autre solution s’offrait à moi, le trou crée par l’effondrement du plafond. Je n’avais plus qu’à m’agripper aux pierres et remonter tranquillement à la surface. Une fois fait, je me retrouvais en plein milieu de …. nulle part. Je ne sais pas du tout où je suis. Surement dans le désert mais tout semblait beaucoup plus…comment dire….sec, aride, mort. Je consultais donc la carte que m’avais fourni avec beaucoup d’attention Hikaru, le seul camarade avec qui je parlais dans Chikara. J’étais donc en plein milieu du désert. Si je m’en tenais aux notifications apportées à cette carte, je pouvais m’assurer que les températures seraient ardentes en journée et au plus bas en soirée et nuit. La température pouvant avoisiner les -40°C. C’est clair, le destin fait tout pour que je meurs. Donc je vais me dépêcher et rentrer chez moi afin de filer une rouste à ces enfoirés de compagnons qui n’ont même pas cherchés à récupérer mon corps après l’éboulement.

Je commençais à partir que je me retrouvai vite fatiguée, la chaleur était étouffante, écrasante et je n’avais pas d’eau sur moi. J’aurais bien choppé l’eau d’un cactus, mais il n’y en avait pas dans cette partie du désert, juste des arbres morts accompagnés le sable brulant. Je n’y vois même pas d’animaux, ils ne sont pas fous pour s’aventurer dans ces parages. Enfin, c’est ce que je croyais, une famille de cobras de la taille…de la taille de quelque chose de très grand et pas de la taille d’un cobra comme on peut en trouver ailleurs, m’attaqua. J’étais tellement fatiguée et ils étaient si rapides que je ne pouvais qu’esquiver. Toute attaque était inutile mais je me devais d’avancer. Un retour en arrière était inenvisageable compte tenu du long chemin qu’il me restait à faire. L’un des trois cobras géants se jeta sur moi, gueule ouverte, prêt à me dévorer, mais je pus sauter à temps pour atterrir sur sa tête. Il fallait que je contre-attaque et lui trancher la tête serait surement une bonne solution. Je sortis ma roulette à pizza mais le monstre m’éjecta de sa tête d’un hochement de cette dernière et me retrouvait propulsée une dizaine de mètres en arrière. Ca faisait atrocement mal tant la chute fut brutale et le sable me brulait la peau. Pour ne pas arranger les choses, j’avais lâché mon arme. Je ne pouvais pas partir sans. Je la chercha donc des yeux mais les trois animaux semblaient vouloir continuer à m’attaquer. Surement avaient ils faim, eux aussi. Pourtant, ils ont l’air d’avoir abusé de la soupe.

J’attrapais alors un kunai et un kunai explosif et décidais de les faire battre en retraite. C’était quitte ou double. Je n’étais peut-être pas une combattante, mais si je ne faisais rien, s’en était fini de moi (toutes les occasions sont bonnes on dirait, le destin je vous dis, le destin). Je devais de nouveau attendre que l’un d’eux m’attaque pour lui sauter sur la tête et lui crever un œil. Les trois serpents adoptèrent alors un comportement stratégique : ils tournaient en cercle autour de moi. Je ne pouvais pas savoir lequel serait le premier qui attaquerait et je devais donc rester sur mes gardes. Tandis que j’en regardais un, un autre plongea au sol et j’eus à peine le temps de sauter en arrière que sa gueule apparut à mes pieds, prête à me déchiqueter. Un autre se lança alors sur moi et planta ses crocs dans ma jambe avant que je me retire en criant de douleur. Les serpents se remirent à tourner en cercle. Quelle attaque allait bien pouvoir venir maintenant? Je courais en zig zag à l’intérieur du périmètre que leur cercle me permettait afin d’empêcher une attaque pareille à la précédente. L’un des trois cobras souleva alors son corps imposant. Je me sentais toute petite, tapissée dans le dixième de son ombre. Qu’allais je bien pouvoir faire? Quoi qu’à bien y penser, il a crée un trou dans leur cercle et j’allais alors pouvoir m’échapper, tant pis pour la roulette. Je voulus alors me mettre à courir mais c’est alors que je sentis l’effet du venin : ma jambe était très lourde, le sang s’arrêtait de circuler. Le monstre debout se jeta alors vers le sol pour me bouffer, mais il me rata de peu…enfin c’est ce que je croyais, quand, d’un mouvement de tête, il m’envoya promener dans les airs avant que je n’atterrisse…dans la gueule d’un de ses compagnons. J’allais me faire manger mais je m’attrapa à la langue et lança mon kunai explosif sur l’une des dents pour la faire exploser et sortir. Le dernier des serpents me fouetta alors d’un coup de queue et je tomba en avant. Ma blessure au ventre apparue lors de la mission se mit alors à brûler, fort, comme si elle cicatrisait.

Je restais cloitrée au sol mais je devais me relever avant la prochaine attaque. Il me reste deux kunais et un kunai explosif, j’allais devoir faire avec. En me relevant, difficilement, blessée à la jambe et au ventre, j’aperçut mon arme non loin de là où je me trouvais. Les trois serpents retournèrent alors dans leur schéma tactique circulaire. Je ne pouvais pas attendre une troisième attaque, c’était trop dangereux. Il fallait réfléchir et vite!

J’attrapa alors mon dernier kunai explosif et le lança sur l’un des cobras. L’effet fut immédiat, il se mit en rogne et m’attaqua sans réfléchir. Je me jeta en avant pour récupérer ma roulette tout en lançant un de mes kunais dans l’œil du même serpent qui venait de foncer vers moi. Les deux autres m’attaquèrent et je pus, de par leur manque de discernement en période de panique, les rendre tous aveugles. Je m’accourus alors vers l’un d’entre eux et lui trancha la tête. Les deux autres, attirés par l’odeur du sang, se jetèrent sur lui, guidés par leurs odorats, et le dévorèrent. Je pus alors partir tranquillement. Je m’arrêta sur un rocher ou je pus souffrir en silence. J’avais vraiment mal partout : mon trou au ventre cicatrisait réellement et ça faisait un mal de chien, à l’intérieur de ma jambe droite, il n’y avait plus de sang qui circulait et je sentais que cet arrêt de la circulation du sang se propageait lentement dans tout le reste du corps. C’était sans compter sur la chaleur et la fatigue. Lorsque je me releva, deux minutes après, n’ayant pas de temps à perdre, je sentis ma tête tourner et m’écroula dans le sable.

Il fait froid, très froid, j’en peux plus, j’ai jamais connu ça. Des vents venaient de tout sens en cette nuit. Tiens, d’ailleurs, il fait nuit. Je m’étais écroulée en plein jour et me voilà éveillée en pleine nuit. Je ne pouvais me relever, j’étais totalement paralysée. Le sang me montait même que difficilement au cerveau et je ne savais pas quoi faire. Je restais donc là, à geler. J’allais surement mourir glacée avant la fin de la nuit, mais il fallait résister.

Comme depuis le début de cette mission, de nouvelles complications s’amusent à me torturer. C’était maintenant une envie pressante qui me venait, mais je ne pouvais rien faire, pas même bouger mon bras. Je ne pouvais pas faire sur moi tout de même, ma dignité en prendrait un sacré coup. Après avoir réussi à survivre à autant de galères, hors de question que je me fasse dessus. Je vais me relever et continuer, peu importe qu’il vente, qu’il neige, qu’il fasse nuit ou jour. Je dois rentrer! Coûte que coûte! Je bougea alors très très lentement mon bras pour attraper mon kunai et le planter dans ma peau. Je ne sentis même pas la douleur. Le sang coulait, et le poison aussi, je pouvais le ressentir. Tout coulait tranquillement, je me décontractais….trop….ma dignité était foutu.

Après une bonne demi-heure, je pus me relever et recommencer à marcher. Le jour se lèverait assurément bientôt et je voudrais profiter du froid glacial de la nuit plutôt que de la chaleur écrasante du jour. J’avais soif!

Mais le jour arriva bien vite et je fus pris d’une grosse quinte de toux. Je crachais tout ce qu’il y avait en moi, même tout ce qu’il n’y avait pas. J’étais brûlante et j’en savais les raisons. La nuit dernière, je n’étais pas couverte, additionné à la chaleur d’aujourd’hui, ce n’était nul étonnant de me voir dans cet état déplorable. Je continuais cependant d’avancer, je n’avais pas le choix. La quinte se faisait de plus en plus forte, je crachais du sang, déjà que j’en avais pas beaucoup, ça n’allait pas servir mes intérêts.

Le temps se radoucissait petit à petit pour entrer dans des normes. J’avais cependant encore très très chaud quand j’entrais dans le désert que je connaissais. Chikara ne devait pas être bien loin, un quart de journée de marche et j’y serai surement.

….

Un quart de journée disais je? Avec cette foutue toux, c’est à peine si je ne m’arrêtais pas tous les trente secondes pour recracher ma mère. Y arriverai je un jour? Aucune idée.
Ah, enfin, je vis les portes du village, fallait que je me reprenne et fonce pour arriver tout droit vers….une grosse dune de sable! Foutu mirage! J’en avais marre, j’abandonnai, adieu! Je me laissa m’écrouler sur le sable chaud.

….

Où suis je? Quelle est cette lumière? Le fameux tunnel où on revoit toute sa vie? Je ne vois rien. Ma vie fut elle si vide? Oh nan une personne, je ne crois pas la connaître. Qui est elle?
Il fait chaud, je dois sûrement me rendre en enfer, je veux crier mais je ne peux pas, je veux bouger, je ne peux pas non plus. Est ce que je dois me laisser glisser dans le chemin des ténèbres aussi facilement? Ce n’est pas possible, je ne bouge pas. Tiens, papa, maman, vous êtes là? Ne pleure pas maman, je n’entends rien à ce que tu dis, arrête de me serrer aussi fort. J’étouffe. Mais si j’étouffe, ça veut dire que…

« Je suis en vie?

-Ma chérie! Tu vas mieux? On te dit morte de partout, j’étais si inquiète!

-Je suis en vie?

-Bien sûr que tu l’es! Tes compagnons sont torturés depuis ta mort.

-Mes compagnons? Tu veux dire… »

Entendre ces trois gars associés au mot compagnons me fit comme une grande claque. La colère s’empara de moi.

« Maman, sais tu où sont ils?

-Je n’en ai nulle idée, si tu veux on peut aller voir le Kage du village, il sera sûrement heureux de t’aider à les convoquer.

-Je m’en vais!

-Reste couchée! M’ordonna mon père.

-Je ne peux pas, papa, j’ai un compte à régler avec eux.

-Je t’ai dit de… »

La fureur me fit désobéir et je m’en alla, ne jetant pas un regard vers mes parents. Je marchais d’un pas ferme et rapide, et plus je marchais, plus des images de cette mission me revenait en tête, de tous mes calvaires, et plus j’étais en colère. J’arrivai dans le quartier général, montai les escaliers menant au bureau du Kage et, arrivée devant la porte, la démonta d’un coup de pied!

« OU SONT CES FILS DE TIMPS?!!!!! JE VAIS ME LES FAIRE!!!!! »

( 30 janvier, 2011 )

Rp entrainement+mission (moi)

Terriblement mauvais, une odeur de merde venant en plein dans mes narines… Un malaise terrible qui me traversait le cœur. Ce rapport de mission, mon premier en temps que chef, loupé, totalement foiré. D’abord, avec un mort sur le dos, ça ne peut pas aller, enfin, pas bien… Ensuite, quand on sait que c’est aux trois quarts par notre faute que cette personne est morte, c’est encore plus embêtant. Et là, j’avais été embêté. Quelle horrible sensation que de rentrer chez soi avec une impression de vide dans le cœur, une impression de faiblesse. Mais bon, tout ça était derrière moi, je n’avais plus qu’à rentrer voir Hogiko et à reprendre ma vie comme si de rien n’était. C’était dur…

***

Arrivé au Qg, je restais un moment devant la porte, à la regarder de bas en haut, me demandant s’il fallait vraiment la franchir ou bien ne jamais y revenir. Tant pis, il fallait que je rentre, même s’il s’avérait ne pas être le bon choix, c’était mon choix, mon unique choix. La porte grinça un peu, lorsque je l’ouvris. Il faisait sombre, comme toujours. J’avançai de quelques pas, inspirai un grand coup puis me dirigeai vers ma chambre. En entrant dans mon espace personnel, je m’affalai sur le lit. Je restai quelques minutes sans bouger, puis soudain, conscient du mal que je me faisais, je me relevai…

« STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOPPPPPPPPP!!!!!!!!! »

J’avais hurlé à pleins poumons, pour me délivrer de tout le mal qui m’étreignait. Cela me fit du bien. Alerté par le bruit, on vint me voir, passant du petit nouveau, curieux de ce qui m’arrivait au médecin qui me demanda ce que j’avais. Enfin, arriva Hogiko. Il m’adressa un regard inquiet. Je lui répondis de ne pas s’inquiéter, que tout allait bien pour moi. Comme à son habitude, il ne me crût pas. Son comportement de mère poule me fit sourire, le premier depuis la mort d’Harumi, c’était une bonne chose.

« Alors?
-Quoi?
-Ta mission s’est mal passée? Ou bien était ce juste le soulagement de revenir ici qui t’as fait hurler comme un dépravé?
-Ce n’est pas la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie disons…
-Que s’est t’il passé?
-J’ai été suspendu de la direction de missions jusqu’à nouvel ordre…
-Comment ça? Je ne savais même pas ça possible?
-Ben tu vois je suis peut être cas unique… Un de mes coéquipiers est mort!
-C’est pas vrai?!
-Justement, jusqu’à tout à l’heure j’essayais de me persuader que ce n’avait été qu’un rêve…
-J’ai moi-même eu des pertes parmi mes amis mais je me suis refait. Essaie d’évacuer ça le plus vite possible. Le faire dans la journée serait le mieux.
-J’avais pensé à un truc du genre avant ta venue, je pense que je vais me débrouiller. »

Il partit sans en dire plus, sa visite m’avait fait plaisir. Il me restais une deuxième personne à revoir afin de tout chasser de mon cerveau. Mais étant donné que je ne savais pas où le trouver, je me dis qu’un bon entraînement serait déjà un bon début. Je pris donc quelques affaires de rechange, attrapai mon sabre et partis en direction de la maison des chats.

En chemin, j’aperçus plusieurs personnes de ma connaissance, je les saluaient d’un geste de la main, revoir ces gens amicaux me donnait une joie intense. Finalement, lorsque j’arrivais devant la battisse délabrée, j’avais presque totalement oublié ma mésaventure. Rapide me direz vous, certes, mais tout simplement, le choc que cela m’avait fait était une chose étrange dans mon comportement et la suite aussi le sera. Je frappais à la porte et entrais. Personne. Je m’assis dans le fauteuil au centre de la pièce. Il était usé et sale et un des ressorts dépassait et me rentrais dans la fesse droite. Je fermais les yeux un instant avant de les rouvrir. Une odeur de moisi régnait dans toute la maison. Quand une deuxième onde olfactive eut atteint mes narines, je ne pus retenir un haut le cœur tant elle était désagréable.

Au bout de dix minutes à attendre, là, tout seul, tel un vieil homme décrépit, je me levais pour, abandonner l’idée de tout entraînement. Je sortis donc, et une bourrasque de vent mêlée à une multitude de grains de sable m’atteignit en pleine face. Je me trouvais, en plein milieu du désert, dans mon dos se dressaient les rochers qui me servaient de lieu d’entraînement. Je m’empressais d’y grimper, je n’avais pas trop perdu mes réflexes et j’y arrivais sans trop de mal. Arrivant au sommet, j’aperçus Star, assise, sans bouger.

« Eh bien, tu sais faire attendre les gens toi!
-Désolé…
-Ce n’est pas grave, j’espère au moins que tu es au point sur ta technique?
-À peu près…
-Que veux dire à peu près?
-Ben, ça l’était avant ma mission mais je n’ai pas eu le temps de m’y entraîner depuis.
-Pas grave, montre moi ce que tu sais. »

Je m’exécutais et je m’aperçus moi-même que je n’avais rien oublié mais qu’en plus, j’y arrivais mieux. Je levais les yeux vers elle m’attendant à un compliment de sa part mais elle se tourna et me dis:

« Nous allons maintenant pouvoir passer à autre chose. Cela ne devrais pas te prendre plus d’une semaine à l’apprendre correctement maintenant que tu connais les bases.
-J’espère…
-Tu espères? Moi je le sais.
-Merci.
-Ce n’était pas un compliment, un ninja « normal » le ferait en deux jours.
-Euh…
-Oui, tu as compris, tu es très mauvais.
-Mais…
-Pas de mais, tais toi et écoute moi! »

Elle recommença alors un de ces nombreux petits speeches autoritaires, rappelons que l’autorité d’un chat peut être très convaincante, me sortant parfois des piques désagréables. Je me doutais qu’elle ne faisait pas ça juste pou m’énerver mais aussi pour me donner l’envie de réussir. J’allais donc apprendre le Ren, technique qui consistait à faire augmenter ma production de Chakra avec comme inconvénient la dissipation de celui-ci. Elle me dit alors que, quand je le maîtriserais parfaitement, elle m’enseignerait comment lie le Ten et le Ren, sous forme d’une autre technique appelée Ken et qui me permettrait d’augmenter ma production de Chakra sans dissipation.

On commença donc environ une demi-heure après que je sois arrivé. Elle avait fini de parler et me dit alors d’essayer d’extérioriser mon Chakra. Elle me traita de nabot, de piètre utilisateur du don qui m’avait été donné et je rageais car je ne comprenais pas comment extérioriser mon Chakra ni comment en augmenter la production.

***

P*****, F***, Espèce de technique de M****!!! Quel pas de bol, au bout d’une journée de travail, je n’avais toujours pas trouvé comment parvenir à faire sortir correctement ce putain de Chakra de *****. Ce blocage m’avait néanmoins permis d’oublier totalement mon ennui du moment ce qui était une grande avancée…

« Désolé, je n’y arrive pas…
-Calme toi et recommence!
-Mais…
-Pas de mais, tu fais ça jusqu’à ce que ce soit fini, et je te veux ici demain à l’aube. En attendant, continue! »

Il ne servait à rien de vouloir s’esquiver à cette partie de plaisir. Mon maître chat ne me lâchait pas d’une semelle et j’espérait que mon blocage pour les techniques non affinitaires s’arrêterait vite car si je devais apprendre ça en une semaine, c’était mal parti… Surtout que je n’allais pas tarder à reprendre les missions et que cela me prendrait mes journées. Je réessayait encore et encore et quand je parvins à faire sortir une infime partie de mon Chakra, Star m’arrêta dans mon élan et me dit de rentrer.

Je descendis donc rapidement les rochers. Je finirais bien un jour par aller aussi vite que la chatte mais ce n’était pas gagné. Mon agilité et ma souplesse restaient encore à désirer. Lorsque je sortis de la maison des chats, la rue était vide, il commençait à faire nuit et je me hâtais, il ne s’agissait pas de faire attendre Hogiko, qui aurait sûrement encore une infinité de questions à me poser.

Je rentrais donc au Qg, partais vers ma chambre, et rencontrais un jeune homme en chemin. Je l’avais déjà vu quelque part mais j’aurais pu jurer qu’il n’appartenait pas au Qg, dans le doute, je le laissais et continuais à arpenter les couloirs en direction de mon antre.

Lorsque je rentrais dans ma chambre, je la trouvais dérangée. Je fis alors un compte rendu de ce qui me manquait et bizarrement, je ne voyais pas de quoi il s’agissait. Peut être était ce juste un bandit qui n’avait rien trouvé de valeur dans ma chambre mais les gardes ne l’auraient pas laissé rentrer comme ça, et si il y avait eu du grabuge autre part que dans ma chambre, rien n’y laissait paraître. J’attrapais donc toutes mes armes, les rangeais dans l’armoire et m’asseyais en tailleur sur mon lit. Je vidais mon esprit de toues les choses dérangeantes et j’essayais une multitude de fois de faire ressortir mon Chakra. Ce ne fut pas facile et je ne réussissais à en faire sortir que de petites parties en même temps. Aussi, au bout d’une heure, Hogiko perturba mes essais par sa venue.

« Comment vas-tu?
-Moi? Très bien…
-Ça me rassure, je ne sens pas d’ironie dans ta voix. J’ai pensé qu’une petite mission te ferait du bien, avais je tort?
-Non. Demain, j’imagine?
-Oui, je te donnerais les détails plus tard.
-Pas de problème, qu’en est il au niveau des petits oiseaux?
Ils restent discrets, par les temps qui courent il fait trop froid pour qu’ils sortent…
-Je comprends. Et sinon, que dirais tu d’un combat?
-Entre toi et moi? Maintenant?
-Non, pas maintenant, je veux dire, dans la semaine…
-Je risque de partir, ce sera peut être pour plus tard.
-Je te battrais!
-Je n’en suis pas si sur jeune padawan… »

On continua à parler de tout et de rien, si bien que, lorsqu’il partit, pour aller chercher mon ordre de mission, je me sentis seul mais heureux. Il ne me laissa pas bien longtemps isolé. Au bout de cinq minutes il revint avec une enveloppe en main. Je déchirais le papier et découvrait une missive marquée à l’encre rouge sur divers endroits.

CONFIDENTIEL! NE PAS COPIER, NE PAS PRENDRE DE NOTES!

Ordre de mission intra-Qg à l’attention de M. Otarin Rekaïshi.

Mission de rang B.

But: assassiner Jacob Raahbi, Chuunin de Chikara.

Risques: Assez élevés.

Récompense: 500 ryos

Détails: L’homme à pour mission d’attraper un de nos informateurs. C’est un utilisateur expérimenté du Katon et du Fuuton, dont les capacités en Taijutsu sont moyennes mais pour lequel le Genjutsu est développé. Vous devrez tuer l’homme au moment ou il pénètrera chez monsieur Kokono, notre indicateur. M. Kokono habite dans les quartiers Est du village, il sera au courant de votre venue.

DETRUIRE CET ORDRE DE MISSION APRES AVOIR BIEN MIS EN MEMOIRE TOUS LES DETAILS!

J’allais avoir à faire avec cet abruti, le tuer ne serait pas chose aisée… En fait, on pourrait s’interroger sur le fait de tuer. Est-ce vraiment une chose aisée? Sans disserter pour le moins, on pourrait en arriver à la conclusion que non, le fait de tuer n’est pas facile. Mais bon, je vous offrirais ma thèse plus tard car il faudrait y prendre longtemps, bien trop longtemps pour que j’en sois satisfait. Bref revenons à nos moutons. Je me demandais quel était le pourcentage de chances que je réussisse. Probablement plus de la moitié car, avec un bon effet de surprise ou de la discrétion, je pourrais le tuer sans trop de problèmes. Restait à savoir si l’énergumène était au courant de ma venue ou pas… Sûrement pas, sinon, ils enverraient plus d’un chuunin pour faire le travail. La deuxième chose à savoir, c’était le visage de ma cible. Quel serait l’étonnement de mes acolytes si je leur ramenais la tête d’un bonhomme qui n’est pas le bon. Il me fallait donc un plan.

Toute la nuit, négligeant mon entraînement au Ren, je réfléchissais aux diverses façons d’exécuter ma mission. Je ne fermais l’œil de la nuit, mon cerveau étant trop occupé à trouver le meilleur moyen de faire mon travail dans le plus grand silence.

Aux premières lueurs de l’aube (cette formule étant, en vérité, pléonastique car l’aube caractérise en fait les premières lueurs) je me levais, frais comme un édredon. J’attrapais mon sabre, mes dagues, ainsi que toute ma panoplie et me dépêchait de rejoindre Star en haut des rochers. Lorsque j’arrivais, l’air hagard, elle me demanda combien de temps j’avais passé à travailler sa technique. N’osant pas mentir, je lui avouais que j’y avais consacré entre cinq et dix minutes, ce qui était, en soit, presque un record. Elle me jeta un de ses regards noirs, colériques, que seuls pouvaient y résister des regards encore plus noirs et colériques, c’est-à-dire peut être deux personnes dans le monde.

« Alors, à quoi a tu passé ta nuit? Parce que si je regarde sous tes yeux, je peux y lire que tu n’as pas dormi. À moins que tu t’amuses souvent à faire des nuits blanches pour un rien, j’aimerais que tu m’expliques!
-C’est-à-dire que, j’ai reçu une mission hier et du coup, je l’ai préparée…
-Ce n’est pas une raison valable. Si tu n’as pas appris ma technique à la fin de la semaine, j’arrête de t’enseigner quoi que ce soit! Est-ce bien clair?!
-…Oui. »

Elle recommença à me lancer diverses injures. Je ne me doutais pas qu’un chat pût être aussi grossier. Surtout que les mots qu’elle me glissait l’oreille étaient dignes de ceux d’un certain Makake, et j’aurais juré qu’elle appartenait à sa famille, si seulement elle n’avait pas cet air félin qui lui donnait un certain charme. Hé oui, on ne peut comparer un félin à un simien, ce serait trop injurieux.

Au bout d’une heure de tortures tant physiques que mentales, elle me laissa partir. Sans prendre le moindre repos, je me dirigeais vers la maison de ce Kokono. C’était une assez vieille bâtisse, sans grande prétention, qui n’attirait pas le regard, sinon par sa taille relativement petite. Le toit, fait de tuile dont la plupart étaient cassées, était d’un brun terne. Une unique fenêtre était située sur l’avant de la maison. Elle était grande et carrée d’une couleur si banale que je ne m’en souviens même plus. La porte se situait sur le côté de la maison, de façon à ne pas être vue des passants importuns. Je me glissais dans la petite cour qui longeait la maison et je toquais à la porte.

Un homme vint m’ouvrir, les yeux vifs, inquiets. Il était d’une assez grande taille mais se tenait l’échine courbée, comme s’il avait grandi d’un seul coup. Ses lèvres tremblaient. Un geste rassurant de ma part le rendit moins soupçonneux. Il m’ouvrit donc la porte et me laissa rentrer. Une fois à l’intérieur, je vérifiais, d’un coup d’œil, que personne alentour ne pouvait nous écouter.

« Bien, je suis venu ici sous les ordres de mes supérieurs. Je crois ne pas me tromper si je vous dis que s’ils vous attrapent, vous risquez la peine de mort?
-C’est bien ça. D’après les recherches que les vôtres ont fait sur cet homme, il serait seul, car il est chargé de trouver des informateurs et de les faire parler. Potentiellement, le Kage et ses conseillers ne connaissent rien de moi, ni aucune autre personne du Qg de Chikara à part cet homme.
-C’est d’ailleurs pour ça que je dois l’éliminer.
-Oui.
-Bon, je vais me mettre en place. »

Il me salua d’un geste de la tête puis s’en fut à ses occupations. Je pris une longue inspiration et commençait à m’installer. Ce n’était pas trop difficile, mon plan était simple. Si jamais la discrétion ne marchait pas, il me faudrait attaquer et donc avoir toutes mes armes à disposition. Je les rangeais toutes dans un coin sombre et attendis. Au bout d’un certain temps, la poignée tourna. Je me cachais. Rapidement. Alors un homme apparut. Il avait une longue barbe, un chapeau et des espèces d’anglaises de chaque côté, devant les oreilles. Je pris une dague avec le plus de délicatesse possible, malheureusement il dut entendre car il fit volte face et, me voyant armé cria:

« !!אני ארביץ לך רוצח »

Ne comprenant pas le langage qu’il utilisait, je saisis tout de même qu’il souhaitait combattre. Mais combattre un homme affublé d’une robe me paraissait ridicule. Je fus un peu déconcerté tant par sa tenue que par son langage. Il n’utilisait pas un seul mot compréhensible. Tout était dans cette langue bizarre. Même lorsqu’il prononçait le nom des techniques qui m’arrivaient dessus sans que j’aie pu contrer ni éviter, trop hébété par son aspect.

Au bout d’un moment, en ayant assez de me prendre des boules feu dans la tête, je me décidais à intervenir. Je préparais une vague du requin marteau, la lançais et m’éclipsais dans un recoin de la maison. Mon adversaire m’envoyant des attaques Katon sans discontinuité. De plus, elles étaient amplifiées par du Fuuton, ce qui les rendaient plus rapaces, me coupant la peau en même temps que me la brûler. Il semblait avoir une réserve de Chakra infinie tant ses attaques étaient violentes et nombreuses. Au bout d’un moment, n’arrivant pas à produire assez de Chakra pour contrer ses attaques, je me décidais à utiliser le Ren. Bien entendu, comble de misère, mon énergie avait décidé de ne pas pointer le bout de son nez. Je dus donc m’escrimer à la faire sortir, tout en esquivant au maximum les attaques de ce vieil enragé.

Je finis par avoir de violentes douleurs au dos à forces de me prendre des attaques lorsque j’essayais de m’esquiver. Ce qui m’énerva beaucoup. Je lançais donc une de mes dagues dans la direction de cet enfoiré, qu’il évita sans trop de mal mais cela me permis de me cacher. Tout de suite, je m’activais, essayant de sortir cette putain d’énergie de moi. Grâce à mes yeux, je pus le voir approcher, lentement, de façon à ne pas se faire avoir par surprise. Pendant se temps, je faisais sortir un maximum de Chakra, ce qui me demandais une patience hors normes, mais surtout des efforts inconsidérables. Il ne lui fallut pas longtemps avant de s’apercevoir de ma présence, si bien que je dus reporter mon entraînement à plus tard. Mieux valait sauvegarder sa vie plutôt que de la perdre dans des essais inutiles. J’attrapais donc mon sabre, m’avançais vers lui, faisant tournoyer l’objet de façon à impressionner l’homme qui me faisait face. Raté. Imperturbable ce gars là. Même un Makaya en tutu rose ne l’aurait pas fait broncher. Enfin, si, quand même. Il recommença donc à me bombarder d’attaques, toutes plus puissantes les unes que les autres. Heureusement qu’elles ne faisaient que me frôler car je ne sait pas si une grillade d’Otarin aurait été appétissante.

Bref, j’étai toujours dans une mauvaise posture, mes yeux virevoltants en essayant de trouver ne serait ce qu’une infime faille dans la constitution du bonhomme. Pas facile quand on est sans cesse brouillé par des jets rouges qu’on ferait mieux d’éviter dans des délais assez brefs. D’ailleurs, les attaques de feu de mon adversaire commençaient à rendre à la maison une teinte brunâtre qui pourrait certainement déranger les locataires. Tout autour de moi sentait le roussi et je commençais à sentir la fumée venir dans mes yeux. Ces attaques désordonnées m’avaient d’abord parues sans aucun sens, aucune stratégie complexe de sa part ne m’était apparue. Je l’avait donc pris pour un benêt, trop stupide pour inventer quoi que ce soit mais tout de même assez fort pour me pousser à bout. Maintenant que les fumées m’empêchaient peu à peu de respirer, ou d’ouvrir les yeux, pourtant mes meilleurs atouts, je compris. Cet homme n’était pas un simple d’esprit, bien au contraire. En plus d’utiliser des attaques pour le moins puissantes, il combinait ses deux affinités. Le Katon afin de créer du feu un peu partout qu’il combinait avec le fuuton, non pas pour espérer me toucher ni quoi que ce soit qui puisse me blesser mais bien afin de propager les fumées toxiques créées par les flammes.

Je fit donc ce que toute personne sensée aurait du faire depuis le début, j’élaborais un plan. Je m’activais, créais un vague d’eau afin de le retenir et de pouvoir me préparer. Cela le bloqua pendant un court instant qui me permis d’éteindre les feux qui commençaient à prendre de l’ampleur. Je sautais au plafond, retenant mon corps avec mes pieds à l’aide du Chakra. Je créais une bombe d’eau grâce aux pouvoirs d’Akira. En effet, je l’avais si souvent regardé s’entraîner à ses techniques, reclus au sein de mon propre corps que j’avais fini par assimiler ses techniques Suiton. Je lançais donc ma bombe aux pieds de l’homme juste à l’instant ou il se relevait après avoir été bousculé par ma vague. Je ne pris pas le temps de regarder ma merveille exploser car j’avais déjà fait volte face en essayant de me cacher pour mettre la suite de mon plan à exécution.

Les flammes avaient cessé. Il passait à une autre tactique, plus subtile, moins perceptible. Pendant ce temps, j’avais placé des mines d’eau sur le chemin et j’en entendis exploser, signe que mes pièges avaient marché. La suite était beaucoup plus dans la finesse et dans la précision, enfin, à part le parchemin explosif qui l’attendait à l’entrée de cette salle. Je savais bien que cela ne me servirais pas à grand-chose mais bon, valait toujours mieux essayer. J’attrapais mon sabre, le plus doucement possible, ainsi que la dague qui me restais. À peine le parchemin exploserait que je serais déjà prêt à l’accueillir. La sueur dégoulinait de mon front, le moindre faux pas pouvait me conduire ma perte. Cela, je le savais. J’avais désactivé mon Seïkakugan, histoire de ne pas user trop de Chakra. Mon plan n’était pas parfait mais il valait mieux que rien. J’avais essayé de penser comme Sheinji mais ce gars là avait vraiment un cerveau trop développé pour moi. Si un de ses pièges ne marchaient pas, le suivant était opérationnel, prêt à détruire l’adversaire en un temps record. Bien sur, ses techniques avaient quelques inconvénients majeurs mais tout de même c’était parfois bien pratique.

Une détonation parvint à mes oreilles, encore une mine, décidemment, ce n’était pas un as dans le repérage de pièges, cela me serait utile pour la suite. Des suées me gelaient le dos, un mal de crâne dû à la réflexion augmentait encore plus mon angoisse. Je n’avais pas rencontré meilleur adversaire depuis, depuis Salim Yako. M’enfin, celui là était carrément au dessus du lot. Bien sur, il y avait Makaya mais étant donné le peu de preuves réelles de son existence, je ne débattrais pas dessus. J’étais totalement en transe, absorbé par le moment ou le parchemin exploserait. Et il explosa. Je sautais devant la porte. Un nuage de fumée était situé entre nous. J’attendis qu’il s’avance, le sabre dans une main, la dague dans l’autre. Le brouillard artificieux se dissipa, me laissant voir mon adversaire, la barbe un peu roussie par l’explosion. De ma main la plus adroite et donc la plus à droite, je lançais ma dague vers les pieds de l’homme. Que j’avais préalablement attachée avec du fil transparent jusqu’à mon épée. Je commençais à tourner autour de lui, sa robe lui empêchant de se mouvoir comme il le voulait. Il finit donc saucissonné entre ma dague et mon sabre.

Je détachais alors mon sabre du fil, m’approchais de lui et levai la lame vers le ciel avant de l’abaisser sur…un clone. Et merde, j’avais oublié qu’il n’était pas mauvais au Genjutsu, il était peut être déjà parti. J’activais donc mon dojutsu, histoire de vérifier si ma cible était toujours présente et je le perçut dans les étages, avec une seconde personne. Heureusement pour moi, il n’y avait qu’un escalier pour sortir de la maison et sauter par la fenêtre pourrait causer la mort de celui qu’il venait arrêter, surtout que sa tenue risquait l’empêcher d’atterrir sur ses pieds. Il me restais donc une chance…

Akira.

Et bien entendu, un maître des illusions pouvait piéger un Chuunin, n’importe quel Chuunin, bien sur s’il est dans un corps ou les capacités d’illusions ne sont pas si réduites. Et bien sur, il est dans un corps ou les capacités Genjutsu sont si réduites. Mais bon, on peut toujours essayer. KAMEHAME… Poisson d’avril. Eh oui, c’est vraiment le top, on t’annonce une énorme technique qui va balayer tous tes adversaires pour finalement ne pas être capable de faire ce que l’on a dit. Bref, je mis tout de même un coup de poing assez violent dans le mur afin de laisser mon corps à son parasite.

Tout fut ensuite très rapide. Akira plaça son Genjutsu à la sortie de l’escalier et fila se cacher juste avant que l’autre ne descende les escaliers quatre à quatre. Akira fit des signes et lança une deuxième illusion. Je ne sus pas en quoi consistait le deuxième Genjutsu lancé mais il devait être efficace car l’autre nullement perturbé par le fait que la porte soit à droite et non plus à gauche sortit à l’intérieur de la maison. On comprend désormais, avec un as de Genjutsu avec soit pourquoi plein de gens utilisent très souvent le pléonasme « sortir dehors ». Cela prenait tout son sens puisqu’on pouvait désormais « sortir dedans »… La cible se dirigea donc pile vers nous, d’un pas rapide et craintif. Il croyait presque être sorti d’affaire mais Akira abattit ma lame et lui trancha le cou.

« Et bien, nous sommes arrivés à temps, on dirait…
-Que..Comment avez-vous fait ça?
-Un nia ne révèle jamais ses astuces.
-Et puis pourquoi parler vous de « nous ».
-Oh, et bien, je parle souvent de moi au pluriel, c’est un tic. »

J’avais failli faire une énorme boulette mais m’étais retenu au dernier moment, quelle chance! Je saluais donc mon client et lui dit de bien nettoyer tout ça, que j’étais vraiment désolé du dérangement et que ça n’arriverait plus. Un sourire goguenard était apparu sur mon visage. Enfin, une mission digne de ce nom…

Je rentrais donc au Qg, afin de recevoir ma coquette somme, revenu de ce dur labeur. Logiquement, je devais en donner la moitié à Akira mais je me dis que donner de l’argent à un personne qui n’a même pas d’enveloppe charnelle propre à lui revenait à jeter cet argent par les fenêtres.

Une fois rentré, mon argent mis en lieu sur, je décidais d’aller de nouveau voir Star. J’espérais que cette tentative désespérée de faire du Ren pendant mon combat avait servi à quelque chose et donc je voulais finir de m’y entraîner. Il ne me restais que deux jours avant la fin de la semaine et je ne devais pas faillir.

***

Deux jours après, en compagnie de mon maître chat, je réussis complètement ma technique. Une aura de Chakra se formait autour de moi. Grâce à cette technique, je pus augmenter la force de ma vague, de mes jets d’eau mais aussi de mes bombes et mes mines. Je me rendis compte alors combien cette attaque était utile car je pouvais utiliser plus de Chakra, plus rapidement.

«  À partir de maintenant, tu vas t’entraîner au Ken, c’est à dire que tu vas essayer de, tout en faisant sortir le Chakra de ton corps, de le ranger sous forme de couche externe, comme tu as fait avec le Ten. Cela te permettra d’augmenter ta production, sans dissipation de Chakra. »

Je m’améliorais de jour en jour, peut être pourrais je bientôt apprendre des techniques encore plus puissantes…

( 17 septembre, 2010 )

Mission à Henzo, retour (Moi)

Allez, un peu de repos après cette journée mouvementée. Et oui, j’étais fatigué! Ça vous épate? Pas moi… Je sais que j’ai une endurance hors du commun mais tout de même, passer une putain de journée à essayer de trouver un plan d’évasion, surtout lorsque vous ne pouvez absolument pas communiquer avec vos coéquipiers car ils sont tous fermement surveillés par trois péquins… C’est galère. En plus de ça, réussir à s’évader en détruisant toute notre petite escorte d’une trentaine de brigands dont trois ninjas avec un niveau insignifiant par rapport au mien certes mais tout de même assez élevé, c’est du sport. Surtout qu’il faut surveiller les coéquipiers qui sont sous a responsabilité…

Ces coéquipiers, parlons en, le premier, celui que je connais le mieux à mon plus grand malheur, se nomme Kogito Shirahama. Il passe son temps à faire des farces plus ou moins amusantes et plus ou moins au bon moment. Il n’est que Genin mais à la rage de ne pas être passé chuunin en même temps que moi. Du coup il m’en veut et n’arrête pas de me ressasser l’injustice qui lui a été faite. Ce n’est pas de ma faute si Keitaro avait décidé de l’attacher alors que la première épreuve commençait. Du coup, ben il a été éliminé… Mais bon, à part cette manie de me faire chier tout le temps ce n’est pas un mauvais bougre, et il a des plans pas mal parfois. Oui, bon, le dernier en liste avait failli nous faire louper la mission mais on avait eu un petit problème de coéquipier.
Le deuxième, celui avec qui j’ai exécuté une seule mission pour le moment qui s’est révélée complètement foireuse. Il s’agit de Kensei Hirako, un petit garçon aux cheveux rouges de douze ans à peine. S’il est utile avec son affinité Katon, ce n’est cependant pas une lumière. On pourrait l’excuser de sa naïveté car il et encore jeune mais quand on voit un mec chelou qui nous donne des bonbons en avançant, on ne le suis pas comme un gentil toutou, on se méfie. Mais non, lui tombe dans le panneau et on doit lui courir après dans toute la ville qui, soit dit en passant, est une ville connue pour être un avant poste d’Arasu, la ville du crime. Malgré ça, c’est quand même en grande partie grâce à lui qu’on est libre, donc ce n’est pas le plus emmerdant.
Le troisième de ces coéquipiers est une fille, ou plutôt une jeune femme, la pire trouvaille de Chikara depuis… depuis toujours à ma connaissance. Le genre de personne à approuver un plan et dès qu’il y a un petit accrochage, se retourner contre toi sans prévenir pour finir par être elle même prise… Enfin c’est ce qui s’est passé. Cette personne, c’est Harumi Yamada, une fille de bourgeois Chikarate qui n’a jamais connu la misère, et paf, dès qu’elle s’y frotte un peu, c’est tout de suite une véritable catastrophe. C’est aussi la personne la plus âgée du groupe, la plus irresponsable et la plus faible.

Vous voyez, bonjour l’équipe de dingues que j’avais, déjà que j’étais Chuunin depuis peu, on me mettait avec des boulets de première classe. Bref, les brigands avaient été tués sans exception, et nous avions fini par défouler nos nerfs sur Harumi, laquelle était désormais drôlement affaiblie, en plus d’une vilaine blessure à l’abdomen. J’avais fini par réfléchir et essayer de montrer aux deux autres que j’avais un cœur, ce qui était très dur. Les sentiments n’étaient pas mon fort et essayer de laisser en vie Harumi me parut alors très compliqué. Non pas que j’aurais pu étaler les deux autres Genins en moins de deux mais plutôt que je n’en avais aucune envie. Heureusement, après un effort considérable de ma part, je finis par stopper les deux Genins.

« Bon, on est tous ok, la punition a été donnée, l’histoire est close!
-Waouh, je n’aurait jamais cru ça de toi Otarin, un sentiment humain, fis Kogito ironique.
-C’est vrai que tu es rarement comme ça, d’habitude on doit t’enchaîner ou te pendre à un mur pour te faire arrêter tes conneries, remarqua Kensei.
-Oui, c’est bon, pas la peine de m’énerver, relevez là!
-Relever la quoi?
-Arrête avec des blagues à deux berrys Kogito tu m’énerves!
-C’est bon, monsieur le gradé!
-Et voilà ça recommence, vous ne pouvez pas arrêter avec vos gamineries, dit Harumi en râlant. »

La jeune femme dut remise sur pied, elle n’avait, en dehors de son trou dans l’abdomen, que quelques bleus et égratignures. Rien de bien grave car sa blessure ne se révélait pas trop moche, enfin je n’étais pas médecin mais il n’y avait pas trop de pus. Ferme mais maladroit, je pris la tête de l’expédition et demandais à Kogito de m’aider à chercher le tunnel que les gardes avaient mentionné. Harumi était à la traîne et Kensei jetais un œil sur elle, histoire qu’elle ne s’effondre pas. Tout allait bien, enfin relativement car il fallait tout de même retourner au plus vite au village afin de faire soigner la kunoïchi.

Au bout d’un quart d’heures de recherches, Kogito me héla, un sourire victorieux présent sur le visage. Il avait trouvé l’entrée d’une cavité rocheuse menant à un long tunnel, gagné, c’était le top. Chacun avait son bagage avec lui et l’on fit encore une pause avant de partir. Je voyais Harumi haleter et je lui demandais si elle était sure de pouvoir suivre. Elle acquiesça d’un hochement de tête mais je ne la sentais pas trop. J’eus l’idée de lui proposer de la porter mais cela entacherait son amour propre ce qu’elle ne voudrait sûrement pas. Mes intentions étaient plus de ramener tout le monde en vie que de me soucier de son propre sort mais elle l’avait déjà mauvaise qu’on l’ait rouée de coups alors je préférais ne pas la fâcher plus.

On reprit la route un peu plus tard, en tant qu’éclaireurs, Kogito et moi prîmes la tête, Kensei et Harumi sur nos talons, celle-ci étant légèrement en retrait à environ dix pas derrière Kensei. Je pris ça sur le compte de sa mauvaise humeur car je n’avais pas fait attention à ce qu’elle faisait. Elle était en train de se tenir le ventre et son teint était pâle. Kogito et moi avançâmes un peu dans la grotte, Kensei était toujours derrière nous. Je fis un pas et le plafond commença à s’écrouler.

« Kogito!!!
-Mais j’ai rien fait pour une fois!
-Je sais, courrez!!! »

Ces brigands étaient malins, ils avaient préparé un piège en cas de fuite, nous étions dans de beaux draps. Des pierres s’effondraient de partout mais nous continuions courir, toujours plus vite. Quand on eu franchi le piège en entier, nous ne pouvions plus faire demi tour, le tunnel était rempli de beaucoup de pierre obstruant le passage. Bref, on était sauvés de justesse. Quelle chance. Kogito eu un soupir de soulagement, Kensei rit aux éclats en défiant les pierres et je restais stoïque. Je venais de me rendre compte que nous avions laissé une personne dans l’éboulement: Harumi.

« Merde!!! M’exclamais je.
-Quoi, que se passe t’il, firent mes deux boulets de service.
-Alors que vous étiez préoccupés à vous réjouir, vous avez omis un détail bandes d’abrutis, Harumi!
-Et merde!
-Tu peux le dire, que vais-je bien pouvoir dire au QG?
-La vérité mon pote euh…en fait pas toute la vérité, tu oublies le passage ou on la tabasse.
-Ouais, je ne vais jamais plus avoir de missions!
-Mais si, seulement, tu ne dirigeras pas les opérations. De toue façon, tu n’es vraiment pas un bon meneur.
-Comme c’est réconfortant les sarcasmes, tu pourrais éviter?
-Enfin, Otarin est revenu, une râlerie!
-Je t’emmerde! »

Kogito retins un commentaire désobligeant et sur le même coup, je retins mon poing qui failli lui atterrir dans la tête. Kensei ne trouva rien de mieux à faire que de shooter dans des petits cailloux, consternant. Cette mission me rappelait assez bien le désastre Nobeoka. Bon, ok, cette fois ci la mission n’avait pas totalement échoué puisque l’objectif premier avait été accompli. N’empêche que, après essuyer bavures sur bavures, on avait fini par avoir un mort. Ma conscience était touchée. Le meurtre en lui-même ne me dérangeais pas mais là, c’était totalement différent, c’était la perte d’un coéquipier, qui plus est une fille de riche, j’allais en baver.

Nous reprîmes notre marche, le front bas. Je n’avais même plus l’envie d’activer mon dojutsu et Kogito semblait être aussi affligé que moi car son pissenlit ne semblait pas actif. On était bien beaux à voir. La perte d’un coéquipier, même pas trop apprécié marquait un plus dur coup que je ne l’avais imaginé. Je n’avais jamais vu Kensei et Kogito aussi peu enjoués. J’essayais d’alimenter la conversation mais rien ne venait, j’étais vide, totalement vide et même Akira n’essayait pas de converser. Si seulement il n’y avait pas eu ce piège à la con!

Nous marchâmes pendant de longues heures, ne nous arrêtant que pour boire et grignoter mais la faim n’était pas présente non plus. Une boule gigantesque se trouvait dans mon estomac et je ne pouvais quasiment rien ingurgiter. Lorsque nous arrivâmes au bout du couloir, il faisait nuit noire au dehors. Kogito sortit à l’air libre en premier, suivit de Kensei, lorsque enfin je sortis ma tête du trou, je vis les lumières nocturnes de Chikara et un sentiment de sécurité envahi mon cœur. Une chose était certaine, cette mission avait certes échoué, mais quelque chose avait changé en moi. Peut être avais-je, comme Kogito l’avait fait remarquer des sentiments humains…

( 17 septembre, 2010 )

Mission à Henzo (Kensei)

« Goukakyu No Jutsu »

Kensei ouvrit les hostilités face à cette trentaine de ninjas, deux d’entre eux furent tellement surpris qu’ils se prirent la boule de feu de plein fouet et s’écroulèrent, mort ou inconscient, cela n’était que trop intéressant que pour s’en inquiéter. Le crachat de la boule de feu brula ses liens, lui occasionnant de petites brûlures. De part ses « fukuuzu boya » il libéra rapidement ses alliés qui dégommèrent rapidement les ninjas les moins réactifs. La trentaine avait déjà presque diminué de moitié mais les autres étaient maintenant bien trop prêt que pour les avoir aussi facilement.

Chacun se détacha du quatuor de prisonnier créant ainsi quatre zones de combats dans lesquelles chacun de nous affrontait quatre ninjas. Les quatre qui me firent face étaient des montagnes de muscles qui ne semblaient pourtant pas encombrés par cela pour se mouvoir.

La pièce était grande, suffisamment pour pouvoir se battre sans gêner les autres.

Ces quatre loubards se jetèrent bien vite sur moi. Il ne fallu pas grand chose pour qu’ils me chopent, ils étaient rapide. J’entamai alors les signes me permettant d’être partiellement en fumée. Je n’allais laisser que mes mains et ma tête afin d’y voir clairement et de pouvoir veiller sur mes signes. Tout en faisant mes signes aussi vite que possible, je devais constamment éviter les coups qui pleuvaient. Alors que j’arrivais au bout de mon jutsu, je reçu un coup de poing tel que mon flux de chakra s’interrompit. J’utilisai le jutsu avec les quelques boules de feu afin de les tenir en respect le temps que je trouve une stratégie. Mes réserves de chakra s’amenuisaient dangereusement tandis que leur rang ne diminuait pas du tout. Si j’utilise une dizaine de Fukuuzu Boya en combiné avec un Funhi, ça devrait me permettre d’en éliminer quelques uns.

« Fukuuzu Boya No Jutsu »

Une flopée de boule de feu envahi la pièce et, comme je l’avais prévu, ils se groupèrent…

« Funhi No Jutsu »

Le feu sortit de ma bouche en brûlant mes réserves pour aller directement sur les quatre loubards. Une fumée dense se forma, je stoppai ma technique en restant sur mes gardes. Je reçu alors un puissant coup de poing en plein visage m’envoyant valdinguer. Très rapidement, je fus couvert de coups et je pu apercevoir l’un d’eux entouré d’une bulle d’eau. Voila donc comment ils ont pu s’en sortir sans dommages en se prenant un Funhi de plein fouet.

« Gukakyu No Jutsu »

La boule de feu se créa et explosa directement. Les trois hommes qui me ruaient de coups furent expulsés et deux d’entre eux ne se relevèrent pas. Le suiton ne bougeait toujours pas depuis le Funhi. Le dernier ninja, celui-qui-se-relevait-du-Goukakyu, fonçait vers moi avec rage. Il recommençait à me frapper vite et continuellement mais cette fois avec énormément de force comparativement aux précédents coups, si bien que chaque coup me forçait à lutter contre l’évanouissement.

Alors que je sentais que le prochain coup serait le bon, il s’écroula sur le sol. Otarin se tenait derrière lui avec le sabre au niveau de sa tête. Un sabre d’eau qu’il avait très certainement manifester avec son chakra puis planté dans la tête du ninja qui allait me tuer. Pendant ce temps, et par un étrange binôme, le dernier ninja, le suiton, fut neutralisé.

………….

Plus aucun méchant? La vie sauve de peu? Celle qui nous a mis dans ce pétrin qui est occupée à rire? C’en est trop pour mes nerfs, je lui saute dessus pour la rouer de coups et l’engueuler comme une merde…

Gauche. « C’est à cause de toi tout ça. » Droite. « J’ai failli mourir par ta faute. » Gauche. « Comme tous les autres d’ailleurs. » Droite. « Regarde autour de toi enfin. » Gauche. « Tous ces morts alors qu’on ne devrait en avoir qu’un petit nombre. » Droite. Gauche. Droite. Interception des autres.

« On a encore le Big Boss avant de pouvoir la mettre HS comme elle le mérite. » (Ota)

Elle ne répondit rien, elle n’avait d’ailleurs pas réagit à mes coups, rien répondu à mes remarques. Pourquoi? Avait-elle compris son erreur? Était elle choquée que je puisse m’énerver?

Nous sortîmes du local en silence pour nous diriger dans ces méandres de couloirs et de pièces. C’est dans la salle juxtaposant la notre que nous trouvions le grand chef de ce groupuscule terroriste.

« Bien! » Fit il avec ironie. « Vous êtes plus forts qu’intelligent tandis que moi je suis les deux. Voyons ce que vous valez vraiment. »

Un terrible combat s’engagea, la lutte était inégale, nous étions tous fatigué et la raclée que j’avais commencé à mettre à Harumi l’avait visiblement diminuée. Nous tombions les uns après les autres, moi le premier, Kogito ensuite. Puis il sembla se rendre compte de l’état d’Harumi et la mis hors combat. La bourse de la vile traîtresse s’ouvrit, laissant s’échapper tout son contenu à une ou deux piécettes près.

« De l’argent! » Cria le chef en se désintéressant d’Otarin qui semblait horrifié par la différence de niveau entre le chef et nous. Le méchant monsieur entreprit de ramasser chaque pièce puis, lorsqu’il eut ramassé la dernière, il se releva brusquement et se cogna contre une armoire si fort qu’il s’assomma.

« … » Gros silence de tout le monde. C’est Kogito qui rompit le silence.

« Mais il est vraiment con en fait, regardez comment cet imbécile s’est fait battre par carte ninjas épuisés. Notre stratégie a super bien marché non? » (Kogito)
« Euh… » (Ota)
« Se laisser avoir par la stratégie de l’appât. Bon il a mis un peu de temps à s’attaquer à l’appât mais au final on a même pas eu à l’achever. » (Kogito)
« C’est pas tout à fait ce qu’il s’est passé hein. » (Ota)
« Non mais ce sera la version officielle, non? » (Kogito)
« … »

On ne pouvait pas dire que son discours et son idée étaient tout à fait stupide. Notre équipe s’était montrée nulle à chier sur tout la ligne et la version « officielle » ne nous améliorait en aucun cas mais ne donnait pas de but en blanc l’impression qu’on avait foiré sur toute la ligne.

Petit rangement rapide, les ninjas sonnés furent ligotés, baillonés et attachés les uns aux autres ainsi qu’à Harumi et à Kogito. Chacun d’un côté et de l’autre de cette file dans le sens de la longueur bien sur. Les deux ou trois ninjas morts furent recouvert d’un drap donc nous prévenions l’emplacement et la raison de leur mort à la police du coin. Enfin, personne ne me l’avait demandé mais j’ai fait au mieux.

On est rapidement sortit de là, emmenant les prisonniers et nous sommes allés nous cacher à proximité de la ville, le temps pour nous tous de bien récupérer.

C’est là que nous avons donné une leçon à Harumi dont son corps se souviendra sans doute éternellement tellement nous l’avons frappée et insultée. Elle finit par s’évanouir et Otarin, pris de soudains sentiments – qu’ils soient de compassion ou non -, s’assura rapidement que nous ne l’avions pas tuée. Ce qui n’était, heureusement tout de même, pas le cas…

( 6 août, 2010 )

Mission à Henzo (Harumi)

Ainsi c’est à cela que ressemble l’homme qui se trouve à la tête de cette organistation. Il n’a pas l’air impressionant. Ils ont tout de même l’air de bien s’amuser avec leurs jolis petites valises entre-ouvertes, certaines contenant des billets, d’autres des armes.

« Qui vous a permis d’entrer?

-Euh…personne, mais personne ne nous l’a interdit non plus, ironisa le chef de notre bande, Otarin, un mec relou tellement il veut faire son supérieur mais qui chiale dès qu’on ne le respecte pas, il n’a aucun charisme et ne sait pas s’imposer et en plus son humour est à chier comme il est possible de s’en apercevoir.

-Nous sommes occupés, continua un des traficants, armés jusqu’au dent, de couteaux et Saï en tout genres. Quittez les lieux je vous prie.

-Bizarrement je crois que comprendre les raisons pour lesquelles vous êtes présents en ce lieu et je ne peux rester sans rien dire.

-Bien sûr qu’on le peut, suffit de mettre l’argent. Tous ces beaux billets m’intéressent, moi.

-Harumi, arrête de dire des conneries!

-Je pourrais récupérer les billets une fois la mission terminée?

-Une mission? Vous êtes donc des ninjas vous aussi. C’était le chef qui avait pris la parole.Vous êtes donc venu ici pour nous arrêter!

-Non, nous ne sommes pas là pour ça. Il fallait que j’arrive à me rattraper de ma gaffe. Une grande fête va avoir lieu dans ce village et nous devons aider à la préparation de cette dernière. Cependant nous cherchons des volontaires pour nous aider et nous étions venu ici pour savoir si il pouvait se trouver ici des personnes pouvant nous aider. Si vous nous aider gratuitement, je suis prêt à passer outre ce que je viens de voir. »

Kogito s’écria d’un coup.

« QUOI? MAIS CA VEUT DIRE QU’ON EST PAS LA POUR ARRETER UN TRAFFIC D’ARMES????!!!! C’est quoi c’te couille? »

Quel boulet, nan mais quel boulet!!! On peut rien essayer de régler à l’amiable et éviter de se salir les mains quand on est aussi con.

« Bon, vous deux avec les armes, vous savez tout comme nous que nous ne sommes pas venus aussi peu nombreux, donc avec les armes que je viens de vous procurer, tuez les. Mes hommes interviendront en cas de besoin.

-Nous ne sommes que deux chunnins.

-Avec des armes surpuissantes. Allez y!

-Laissez nous une minute pour préparer un plan, ils ne risquent pas de s’enfuir puisqu’ils veulent votre tête. »

Tiens, je n’y avais même pas pensé. Alors ça y est, le combat allait commencer. Il nous fallait un plan d’attaque à nous aussi suggéra Kensei. Je me tournais vers Otarin qui désigna Kogito et Kensei pour affronter un des gars tandis que lui et moi irions combattre le second.

« Désolé mais je ne suis pas d’accord, dis je d’une voix calme.

-Ah oui? Et pourquoi?

-Les paroles du chef de ce traffic d’armes ne sont pas fausses, ces armes sont puissantes. Je les ai déjà aperçues chez mon père : un Sodegarami à trois pointes avec une vingtaines de pics sur les côtés, fait dans un cobalt de couleur bleue, ce qui veut donc dire qu’il y a du verre en dessous, il y a donc possibilité de contenir une certaine de dose de poison afin de la verser dans les pointes et les pics au cas où et un Kusari Gama à deux crochets aux manches en chrome, ce qui est assez lourd, avec une lame fine qui finit en pointe en forme de crochet dans le but de pouvoir accrocher l’arme à l’adversaire et de lui arracher un membre plutôt que de simplement découper en restant avec une lame brute traditionnelle. Ces deux armes sont très compliquées à obtenir sur le marché courant car il est difficile de trouver ces métaux rares d’une si bonne qualité et de réussir à les forger. Si nous y allions comme pour un simple combat, nous pourrions mourir au premier coup. »

Mes coéquipiers étaient bouches bées.

« Mais c’est incroyable! D’où as tu autant de connaissances? Je croyais que tu n’étais qu’une bonne à rien. Mais bon, on en discutera plus tard, tu as un plan ou pas?

-Non.

-Quelqu’un en a un?

-Moi, répondit Kogito.

-Lol… Kensei?

-Aucun.

-Bon, ben on a pas le choix alors. On t’écoute Kogito.

-Je vais d’abord utiliser mon Tanpopo Haki no Jutsu afin de former une cage tout autour de cette maison, cela me permettra de savoir combien d’ennemis se trouvent exactement dans ces lieux. Ensuite, Kensei utilisera son Funhi sur la cage afin d’activer les arroseurs automatiques se situant au plafond. Cela permettra alors de nous plonger dans un brouillard assez profond. Dès que toute la salle sera emplie de fumée, Kensei enclenchera son Kaizou Kemuri, cinq minutes de préparation si je me souviens bien de tes dires et toi, Otarin, tu enclencheras ton Dojutsu afin de pouvoir nous guider. Harumi, avec sa roulette à découper des pizzas affrontera l’homme au Sodegarami seule et n’aura d’ailleurs que quelques temps pour gagner, mais je sais qu’on peut lui faire confiance, elle a l’air de bien s’y connaître en arme et la sienne, même si elle a l’air ridicule est surement surpuissante, tandis que toi et moi provoqueront l’homme au Kusari Gama. A un moment, nous nous approcherons d’Harumi qui, dès qu’elle verra l’arme de notre adversaire, plantera un kunai dans celle ci et le plantera fort au sol afin que son arme soit bloquée. Les autres ninjas présents viendront alors à leur aide mais c’est à ce moment là qu’il faudra passer en mode bourrin, quitte à faire des morts, on n’aura pas le choix. Dès les cinq minutes passées, Kensei enclenchera sa technique et pourra se faufiler facilement pour atteindre leur chef afin de le prendre en otage. Tu trouveras surement de quoi le menacer à l’aide des couteaux qui se trouvent sur les corps des hommes près de lui. Dès que le combat s’arrêtera, car nos ennemis seront attirés vers leur chef, j’utiliserai mon Hakki Chimeitekki Tanpopo no jutsu et Otarin sa vague d’eau puissante afin d’en finir définitivement. C’est clair?

-Putain, mais ceux sont de vrais génies nos deux abrutis, s’étonna avec presque emerveillement Otarin. On suivra ton plan à la lettre. D’ailleurs, nos deux adversaires ont l’air d’avoir mis au point leur propre plan, nous devons donc commencer le notre dès à présent. C’est à toi de jouer Kogito!

-Yep, let’s go! »

Kogito utilisa donc sa technique et des plantes sortirent de partout pour former une prison qui entourait tout le bâtiment.

« En plus de ces gars là, il y a douze gars qui sont cachés dans ces lieux! Nous cria Kogito. A toi Kensei. »

Kensei s’exécuta et produisit une petite flamme sur la cage de Kogito. Le feu prit rapidement sur toute la plante et la température grimpa à une allure impressionante. Les flammes nous entouraient tous et même si je connaissais la suite du plan, j’éprouvais une certaine peur. D’un coup les arroseurs automatiques se mirent en marche et les flammes commençaient à s’amenuiser, mais pas suffisamment vite, pas suffisamment fort : notre plan était en train de tomber à l’eau et j’étais complétement paniqué. Kensei ne se laissa pas déconcentré et entama la préparation de sa prochaine technique. Le visage assuré de Kogito me laissa penser que celui ci devait avoir une solution de rechange.

« Notre plan reste à peu près le même, gardez simplement en tête qu’il y a des flammes en plus, surtout que ça nous aidera pour la technique de Kensei, toute sa présence sera cachée. On y va maintenant! Otarin active ton dojutsu. »

Je dûs donc foncer sur mon adversaire qui semblait aussi désorienté que moi mais qui ne perdit pas courage et avança vers moi avant même que je ne fit un pas. La peur me gagnait de plus en plus et je pris un premier coup de plein fouet, dans l’estomac, à pleine puissance. Je cracha du sang et mon estomac était totalement transpercée. Je restais debout cependant car les pointes, en me transperçant, ressortirent à travers mon dos : j’étais donc empalée. Des larmes se mirent à couler le long de mes joues et, ne trouvant pas la force de crier de douleur, je restais tétanisée tandis que mon adversaire sourit et fit des allers-retours avec l’arme, tout en prenant soin que je reste empalée, afin de me blesser par le frottement des pics. C’était ma première mission et j’allais sûrement déjà mourrir, putain papa, pourquoi m’as tu tant forcé à devenir shinobi? Cette arme qui devait valoir dans les 10 000 Ryos allait avoir l’honneur de me tuer. Une question sortit alors de ma bouche sans même que je ne puisse réfléchir que le lieu et le moment n’était pas approprié :

« Combien cette arme vous a t-elle coûtée?

-Garde toi bien de le savoir, cette information ne changera pas ta destinée. Tu périras en ces lieux.

-Nul doute. Quand bien même, j’aimerais avoir le prix de cette arme afin de me satisfaire de savoir que cette arme a été payé le prix qu’elle mérite.

-Etrange gamine. Elle m’en a coûté 35 000 Ryos.

-Tant que ça. Ah. Très bien.

-Et cette autre arme là bas que tu vois chez mon ami qui tuera tes deux compères lui a coûté 27 800 Ryos. Mais comme tu peux le constater, ces armes sont puissantes.

-Ce n’est pas ce que je vous ai demandé, d’ailleurs, j’ai même simplement demandé le prix de votre arme, pas celle de votre comparse.

-T’as envie de faire la maligne. Meurs maintenant!

-Attendez! Je venais d’avoir une idée du tonerre, il fallait cependant que je garde ma voix dans un ton résigné, blasé. Accepteriez vous de me laisser la vie sauve si je vous permettais d’acquérir ces armes à 18 000 et 12 000 Ryos?

-Dis m’en plus, veux tu bien?

-Mon père est un vendeur d’armes, célèbre dans Chikara pour posséder les armes les plus rares et les plus puissantes. Je pourrais les lui prendre au prix du gros et vous les revendre avec une faible marge, suffisante seulement pour me permettre une vie prospère. Je deviendrais alors votre fournisseur, et, si vous en parlez autour de vous, un réseau très intéressant pour vous pourrait alors se mettre en place. Vous pourriez même à votre tour revendre ces armes et gagner de l’argent. Voyez vous bien comment ils ont réussi à vous arnaquer, vous pourriez en faire de même. Cependant, il faudrait que vous nous aidiez à les éliminer.

-Tu serais alors notre fournisseur numéro 1. Tu es maligne tout de même, tu sais très bien que tu pourrais monter ton propre réseau et t’évitant les ennuis si les marges que tu proposent te permettent de mettre de la poudre aux yeux de ton père. Tu me plais et je veux bien te faire confiance sur le coup. Donne moi ton nom!

-Harumi Yamada.

-Très bien, Harumi, tu vas avoir la vie sauve et si tu me proposes un plan intéressant pour que nous puissions attaquer ces hommes, je suis toute ouïe. Cependant, je voudrais que tu nous aide ensuite à éliminer tes amis.

-Pourquoi donc?

-Si ils sont en vie, il n’y aurait pas de raison qu’ils acceptent de nous laisser en liberté. Ce serait donc mort pour toi, non?

-Vous n’avez pas tort. Mais j’ai besoin de mes camarades pour le moment. Il faudrait que vous fassiez le mort et que votre ami aussi. Si nous mettons fin à ce réseau au plus vite, je me débarrasserai de mes coéquipiers et je vous amène avec moi à Chikara pour vous considérer en héros, faisant croire que vous nous avez aidé dans la capture de ces criminels, mes compagnons ayant cependant péri au cours de cette tâche. Ainsi, vous serez tranquilles. Qu’en dites vous?

-Très bonne idée. Maintenant, attaque moi avec une arme pour me mettre à terre. Si tu me tues, l’arme tombera de mes mains et du poison s’imprégnera dans ton corps. Donc tu n’as aucun intérêt à ne pas respecter ton propre plan. »

Mon plan était parfait et j’allais avoir mon propre réseau et allait aussi devenir immensémment riche! Tant pis pour mes coéquipiers, j’en aurais d’autres, voire, je n’en aurais plus besoin.

Je m’empara alors d’un kunai et l’envoya en dessous de la gorge de mon adversaire qui fit mine de l’avoir pris dans la gorge même et simula sa mort. Je me dégagea de l’arme avant de la poser à terre. J’aurais très bien pu en profiter pour tuer cet homme mais, à bien y réfléchir, l’idée de richesse et de pouvoir m’y empêchaient. Je ne respecta alors pas le plan, en même temps je ne m’y suis jamais réellement tenu donc pour ce que ça change, et couru vers l’autre adversaire en arrivant par derrière et, pendant que je pointait un kunaï dans son dos, ça pouvait toujours servir si il tentait de me tuer, lui dit simplement de faire le mort comme son ami, qu’il en comprendrait les raisons plus tard. Après un coup d’oeil vers son ami, il fit mine de s’être fait percer le coeur, si jamais il décidait de me tuer.

La chaleur et le trou à mon estomac firent que j’eus du mal à respirer quand les ennemis attaquèrent. Mais je ne pouvais pas réfléchir et je courru droit devant moi, sortant ma roulette et déviant tous les coups qui pleuvaient vers moi, tête baissée.

Soudain, je percuta ce qui semblait être un mur,mais qui, après vérification, était en réalité la carrure massive d’un des hommes de main armés jusqu’au dents présents lors de la transaction. Lorsque je regarda juste à côté de moi, je pu apercevoir que le chef me regardait, presque le regard amusé devant le trou qui tronait à la place de mon estomac. Il était grand et chauve, habillé en costume de satin trouvable seulement dans les plus grandes enseignes, taillé sur mesure, impecable et d’un bas noir assorti au haut.D’une très grande classe. Son regard était traitre car, à le voir, on ne pourrait le croire mauvais, plutôt un bon vieil homme d’une soixantaine d’années, avec de jeunes petits enfants dont il espérait un futur grandiose dans les grands domaines qui gouvernent ce monde afin de devenir riche, tout aussi riche que lui. Nul ne pourrait penser qu’il puisse gagner son argent illégalement… Mais c’était le cas et il fallait qu’on arrête cet homme. Dommage pour lui. Mais il fallait d’abord que je pense à me débarrasser de mon adversaire actuel puis des 4 shinobis qui tentaient des attaques Suiton autour du chef pour l’empêcher de se faire brûler. Je me lança contre mon adversaire qui prit quatre couteaux pour m’affronter, deux dans chaque main. J’esquivais plus que je n’attaquais, tentant de suivre le rythme, tant bien que mal. Dès que je vis un poing passé à côté de ma tête, je lui attrapa le bras et lui trancha le muscle avant de me prendre deux couteaux dans le bras droit, qui venaient de trancher le muscle du bras demon adversaire. Ce dernier se trouvant devant ma tête, je serais déjà morte si je n’avais pas agis, à croire que toutes les occasions sont bonnes aujourd’hui. Mon adversaire lacha ses couteaux et cria très fort de douleur, serra le poing de son bras valide et me décocha un coup directement dans mon visage, sans que je n’eus pu bouger. Je tomba à terre et vis trois adversaires foncer vers moi. D’un bond, je me leva et tournoya avec ma roulette et para trois armes de tout genre avant de revoir mon adversaire principal qui tenta, d’un de ses couteaux restant, de me découper de bas en haut. Je mis ma roulette en opposition et, lors du choc, sa lame dévia et son corps fut attiré vers le sol par la force de son coup. Voilà donc un des avantages de cette arme : lors d’un combat classique, un sabre contre un sabre donne lieu à un affrontement où la force à un rôle prépondérant. Avec mon arme, la lame de l’adversaire est automatiquement déviée de par la rotation qu’effectuera ma roulette. Géniale cette arme!J’arracha un des couteaux qui se trouvait à mon bras et, sans hésitation aucune, alors que je n’aurais jamais pensé faire ceci un jour, je le lui planta dans le crâne et lui transperça le cerveau. C’était ma première victime, pour ma première mission. Je m’attendais à ressentir quelque chose de plus fort, mais non. Je suis déçue, surtout qu’il n’était pas très fort, musclé comme Rambo pour ne rien savoir faire, c’est pathétique.Je sentis d’autres personnes derrière moi et, le temps de me retourner, j’entendis un cri :

« LE PROCHAIN QUI BOUGE VERRA SUR LUI LA CULPABILITE DE LA MORT DE SON CHEF!!! »

C’était Kensei, derrière le chef du trafic, très classe. Il avait réussi à se faufiler entre les flammes et l’agitation pour passer derrière tout le monde. Tout le monde resta stoïque, Kogito et Otarin utilisèrent leurs techniques et en terminèrent avec tous les adversaires, éteignant toutes les flammes au passage. Je m’accrocha à une branche de l’attaque de Kogito pour esquiver la vague. Tous nos adversaires furent à terre et mes coéquipiers s’empressèrent d’aller ligoter les ennemis encore vivants. En effet, les cadavres jonchaient le sol. Je m’approcha lentement du Kusari Gama, me tenant l’estomac, commençant à tousser et à cracher du sang. Mes poumons me brulaient. En m’emparant de l’arme, je fis un clin d’oeil à mon premier adversaire, lui faisant comprendre que j’allais en finir avec mes alliés. Faire preuve de discrétion allait être le plus compliqué.Je m’avança lentement vers Kensei, qui était le plus proche, et lui lança l’arme de toute mes forces. Le coup rata mais je tirais à pleine puissance et réussit à lui fracassait la tête contre le manche. Il tomba aussitôt à terre, sûrement mort, le tout sans le moindre bruit. Je m’avançais vers Kogito quand les deux comparses qui étaient à terre se relevèrent et foncèrent sur mes camarades, armes à la main et les mirent à terre, sonnés.

« N’étiez vous pas censés les tuer? Demandais je en m’asseyant sur le cadavre d’un homme. Il faut que je me repose un peu, occupez vous de tuer les hommes attachés et on se casse.

-Nous n’allons pas les tuer, en fait il y a un changement de plan ma belle. »

Je vis juste une ombre passer devant moi et plus rien.

Ouch, putain, il fait sombre dans c’te pièce! Où je suis, comment je suis arrivé là? Et qu’est ce que font tous mes camarades de mission à côté de moi? Ah ouais, bordel, la mission! Cette putain de mission! Cette putain de mission…qui risque de foirer par ma faute, mais j’comprend toujours pas pourquoi ils n’ont pas coopérer, z’aurait pu se faire de la thune max! Mais pas le temps de réfléchir à cela.

« Hey! Les gars! Réveillez vous bandes de marmottes! Hé ho du bateau! ALLO LES TARLOUZES REVEILLEZ VOUS!

-Hmm? C’était Otarin qui se réveillait. Qu’est ce qu’on fout ici? Et attaché en plus?

-Pas la moindre idée. »

Je suis dans l’obligation de me taire, j’me ferais défoncer si je révéler la vérité. Les autres se réveillaient tous lorsque les deux comparses entrèrent dans la salle.

« On a bien dormi?

-Vous n’êtes pas morts?

-Comme tu le vois, et ce, grâce à votre ami Harumi.

-Harumi, explique toi s’il te plait.

-C’est toi le chef de cette équipe?

-Exactement.

-Comment tu te nommes?

-Otarin.

-Alors saches, Otarin, que ton amie Harumi nous a révélé qu’elle était riche et qu’elle était capable de vous tuer pour pouvoir partir avec nous dans le but de créer son propre réseau d’armes. Ainsi, nous aurions tous été gagnants dans l’affaire. Mais elle n’avait pas pensé à quelque chose. C’était que nous n’avions pas besoin d’elle. En effet, voici notre équipe au grand complet. »

Une trentaine de ninjas entrèrent dans la salle. Parmi eux, le chef du trafic d’armes et…Chikuma, en très bon état. Le chef prit alors la parole.

« Et oui, tout n’était qu’un plan monté. Tout le monde depuis le début fait partie de notre réseau. Un de mes hommes a entendu parler de ninjas présents dans le village pour nous capturer? J’ai vite conçu un plan pour vous en empêcher. Mais j’avouerais vous avoir sous-estimé et vous êtes plus puissants au combat que je ne m’y attendais. Heureusement que votre amie ici présente nous a aidé. Nous vous laissons croupir ici. Une mort lente vous attend, surtout que nous sommes dans notre QG et, pour info, il se trouve être en plein désert, dans une zone à risques extrêmes, des tempêtes et des tornades de sable y étant toujours en activité. C’est la raison pour laquelle personne ne nous a jamais trouvé. Pour l’anecdote, plus de quarante hommes sont morts pour construire ce QG, morts par ces conditions météorologiques désastreuses. Mais c’est du solide. Tout comme les liens qui vous retiennent.

-Comment faites vous pour partir alors?

-Un tunnel creusé qui relie le QG à un arbre truqué à la frontière du désert et des plaines, au sud de Chikara.

-Vous êtes sûrs de notre mort pour me donner cette information aussi facilement.

-Bien entendu. Adieu messieurs. Nous sommes dans une pièce à côté ne criez pas trop, même si la pièce est un minimum insonorisée. Ah! Et encore merci, mademoiselle Harumi. »

Je sentis tous les regards se tournés vers moi. Mais j’avais pas trop la tête à ça. J’ai perdu beaucoup de sang à l’estomac et ma tête commence à tourner. Ils ont l’air d’en avoir rien à foutre, dès que la porte fut claquée, les cris fusèrent.

( 7 juillet, 2010 )

Mission à Henzo (Kogito)

Moi : J’ai faim !
Ota : Putain ! Kogito on a pris le petit dèj il y a à peine 2 heures !
Moi : Peut-être mais j’ai faim !
Kensei : Le marché est bien au centre de la ville ? On achète des provisions et on commence les recherches.
Harumi : Le môme est moins bête qu’il en a l’air. C’est ça, allez faire des courses, moi je vous attends ici.
Ota : Noooon ! Toi tu viens avec nous et tu fais ta part de boulot !

C’est avec le cœur sur la main, qu’après avoir fait le plein de provisions pour les jours à venir dans cette ville de tarés, nous commencions à faire les recherches… enfin, à décider qui irait où pour les recherches. Avec une fille à papa richard qui décide de tout dans cette famille impérialiste, un môme de douze ans qui est je m’en foutiste au plus possible, et un chuunin qui est mon ami qui n’arrive pas à les gérer, je me demandais comment se terminerait cette mission. Pour une mission de rang C je me demandais si ce n’était pas les coéquipiers le véritable danger par rapport aux trafiquants. Pour décider qui irait dans quelle aile de la ville nous avons écris sur quatre bouts de papier un point cardinal, puis mélanger les papiers et tirer au pif un papier. Je tombais sur l’aile Est, Kensei au nord, Harumi au Sud et pour finir Otarin à l’ouest.

Harumi rouspéta un peu, quand je dis un peu c’est une heure. C’est seulement après quatre ou cinq pots de vin supplémentaires qu’elle accepta sa position… en rechignant.

Ota : Bon, il est 14h, étant donné que je voulais que l’on parte à 13h grâce à (une poufiasse de service) une personne qui nous a fait perdre un temps précieux, je propose qu’on se retrouve sur la place commerciale à 18h. Je veux un rapport détaillé. C’est clair les sous gradés ?
Moi : Je t’emmerde Otarin !!
Haru : Insulter une fille de mon rang ! Tu le regretteras !
Ken : On peut y aller ?

C’est encore dans une atmosphère convivial, que nous nous séparâmes pour mener les recherches chacun de notre coté. L’aile Est faisait partie des quartiers assez aisés de la ville, enfin, d’après ce qu’on m’avait dit jusqu’à ce que je vois voler un homme par une fenêtre d’un bar. Aisé mais complètement chtarbé ce quartier je me demandais à ce moment précis si mes compagnons avait eu plus de chance que moi. J’étais un habitué des bars où les bastons prospéraient.

Les tables, les bourrés et les chaises qui volaient au dessus de ma tête ne me dérangeaient pas du tout, au contraire, ça me rappelait les bagarres amicales de la guilde. Avec les bourrés en moins quand même, nos bagarres commence toujours par des provocations… sobres.

Dans un coin reculé du bar, un homme qui semblait être un déprimé ou un attardé mental, je ne l’ai jamais vraiment su. J’ai toujours pensé que c’était ceux était déprimé qui avaient le plus de choses à dire. Je m’approchais de lui, et m’asseyais à sa table.

Ivrogne déprimé : J’ai payé pour cette table ! Alors qui que tu sois étranger, va t’en !
Moi : Mais je ne veux pas de votre table monsieur, et je ne veux ni vous mettre à la porte ni vous manquer de respect.
ID (Ivr. Dép.) : Alors t’as rien à faire là gamin.
Moi : Et vous ? Qu’avez-vous à faire ici monsieur ?
ID : En quoi cela regarderai quelqu’un comme toi ?
Moi : Je ne sais pas… Vous pourriez vous sentir mieux en me parlant un peu de vos problèmes, et voir si vous pourriez arranger votre vie.
ID : Et tu veux que je te dise quoi ? Que ma femme m’a quitté ? Mes employeurs m’ont viré, je suis au chômage depuis 3 mois, et…
Moi : Et vous sombrez lentement mais surement dans l’alcool et l’ivresse je connais la suite.

Le pauvre ivrogne ne semblait ne pas faire attention à ce que je venais de dire mais ça n’avait pas tellement d’importance, il poursuivait toujours son récit qui commençait vraiment à devenir pompant.

ID : … je ne savais même pas ce que je transportais, je mettais des caisses lourdes dans une charrette, puis les emmenais vers des docks où des hommes qui ont des têtes de riches salopards semblaient les attendre…

Mon oreille était devenue soudainement plus attentive au récit de ce pauvre homme. Il me semblait presque évident qu’il avait eu un lien avec nos trafiquants d’armes. Je lui proposais un autre verre de vodka, c’est contre mes méthodes mais là il n’y avait pas tellement le choix. Je mettais jurer de l’aider mais si on ne peut rien faire pour lui bah tant pis, j’aurai essayé.

Moi : Pouvez-vous me dire qui était vos employeurs ? Et avec un maximum de détails s’il vous plait.
ID : Je ne sais pas à quoi il ressemblait en fait, c’est un de ses seconds qui nous donnais les instructions, je ne l’ai jamais vu. Un jour, une de ces caisses était fêlée, ce qui fait qu’il y avait un trou, juste assez grand pour regarder à l’intérieur. Et à l’intérieur, il y avait….
Moi : …Il y avait….
ID : Des peluches ! Des peluches de toutes les tailles, petites, grandes, belles, moches, tordu, retordu et même…
Moi : Oh hé bon ça va j’ai compris. Ce n’est pas tout à fait ce que je cherchais mais j’aimerai que tu me retrouve à cette adresse ce soir à 18h.
ID : J’en reviens pas d’avoir été viré pour des nounours.

Je venais sûrement de dire une connerie mais c’était toujours mieux que rien. Je ne comptais pas m’arrêter là, je continuais calmement mes recherches. Je sorti du bar pour continuer mes recherches dans les rues de Henzo, je questionnais et interrogeais les types tous plus bizarres ou con les uns que les autres. J’espérais sérieusement que les autres en bavaient au moins autant que moi… à cette pensée, mon corps fut parcouru d’un frisson, c’était mauvais signe, mais bon ça devait pas être bien grave et puis de toute façon je n’y pensais déjà plus.

Cela devait faire sûrement une heure et demi que je marchais (pour ne pas dire deux heures) et espionnais les coins et recoins de ruelles depuis les toits, au cas où je pourrais remarquer quelque actions, ou plutôt transactions louches. Je commençais à me fatiguer, et aussi il n’y avait plus beaucoup de rues et de ruelles dans l’aile est à vérifier. Puis, comme par hasard dans l’une des ruelles les plus reculées de cette partie de la ville, deux hommes, dont un qui semblait plutôt riche et bien habillé, et un autre plus communément, semblaient discuter de chose importantes ; entre eux deux, il y avait une caisse, si c’était ce que je pensais c’était le jackpot, mais pas de conclusions hâtives. Je ne pouvais malheureusement pas voir leurs visages d’en haut, mais j’aurais voulu aussi pouvoir contacter Otarin et les autres pour les prévenir de ce qui ce passait, envoyé un clone aurait été trop long et user de mes tiges imprégné d’un message, aurait été plus long et compliquer. Tous ce que je pouvais faire étaient de regarder et d’observer la scène depuis le toit où je me trouvais.

Malheureusement pour moi, et puis merde c’était de ma faute, le soleil était bien haut dans le ciel, et avec mon corps à moitié penché, cela laissait une jolie ombre en bas dans la ruelle et l’homme (louche) normalement habillé ne manqua pas de remarquer au sol ma jolie silhouette, il regarda aussitôt en haut, autrement dit, vers moi et cria :

Type louche : Vous avez été suivi ! Le contrat est rompu !
Type riche louche : Hein ?! Mais non je….
Tl : On dégage !

Je n’eus le temps d’intervenir, que l’homme (normal), jeta une bombe fumigène au sol et lorsque je sautai du toit, la caisse et le deux hommes avaient disparu. Je me doutais que celui qui avait lancé le fumigène était un ninja. J’eu tout juste le temps d’utiliser ma technique du déploiement pour le repérer. Je le pris donc en chasse, il était au bout de ma zone de détection, je ne devais absolument pas le lâcher, c’était probablement notre meilleure source d’informations. La poursuite continuait à travers les toits et les rues de la ville. Cela dura sûrement vingt bonnes minutes, jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’il s’était sauvé dans un bâtiment désaffecté. Je le suivi donc, dans cet endroit, lugubre, sombre, boueux, sale, crasseux, ténébreux, obscurs et tout le tralala qui va avec. Et tous ces adjectifs allaient avec une misérable pièce vide. C’est ici que je perdis sa trace. A 18h 10 j’étais au point de rendez-vous, et Otarin ne manqua pas de m’en filer une pour dix malheureuses minutes. Une fois réunis nous sommes allés vers l’hôtel qu’Otarin avait pris soin de réserver une chambre.

Ota : Bon, qui a trouvé quoi ? De mon coté, j’ai trouvé quelques éléments sur eux, le secteur ouest n’a pas l’air leur secteur d’action principal. Kensei ?
Ken : Pour moi j’ai un joli champ d’action, je n’avais qu’à utiliser une tête de môme mignon à croquer pour que toutes les femmes richissimes veuillent me recevoir dans leurs châteaux et mener mon enquête.
Moi : Et tu as découvert quoi ?
Ken : Certains des maris semblent être des acheteurs potentiels, principalement des marchands, ou des ultra nationalistes ou des trucs encore que j‘ai pas compris.
Ota : Tu t’en es bien sorti Ken, et moi qui pensais que t’allais revenir bredouille ou faire des trucs qui nous aurait rendus vert… Bon, bref, Kogito ?

A ce moment là j’étais dans la lune, je n’arrivais pas concevoir que ce type ait disparu comme ça, fuit ! Et rien.

Ota : Putain Koko ! Arrête de rêver bordel ! Je te demande ton rapport merde !!!
Moi : Alors arrête d’être grossier et je te le dirai ! Merde alors ! Moi j’ai un témoin qui aurait travaillé avec les membres de l’organisation, il ne devrait pas tarder normalement.
Ota : OK, on verra ça plus tard, Harumi, c’est ton tour.
Haru : Dans ton cul.
Ota : Quoi !! Putain je vais me la faire !!!!

J’intervins juste à temps pour retenir mon ami dans son élan de folie. Après quelques brèves explications pour qu’Ota se calme, nous réussîmes à convaincre la fille contre quelques pots de vin de nous faire son rapport.

Comme on s’y attendait, c’est en usant de ses talents de riche héritière qu’elle parvint à sous tirer les informations qu’elle voulait. Impossible de faire quoi que ce soit à la loyale avec cette fille…. Si c’est bien une fille.

Harumi : J’ai réussi à dénicher des précisions sur un des lieux principal de leurs transactions, Il y en aurait dans l’aile est.
Moi : Et tu sais quels genre d’armes ils vendent ?
Haru : Pour les gars les plus riches, ils offrent des armes de toute première catégories et aussi, ce qui se vend le plus et le plus cher, sont des armes ninjas ou militaires derniers cri, rien à voir avec notre quincaillerie.

Harumi avait à peine finit son récit quelque peu court, que mon témoin arrivait en titubant (remarque il ne devait pas encore être dégrisé).

Ivrogne : Bonsoir, désolé pour le retard, je ne m’étais pas présenter tout à l’heure, je m’appelle Chikuma Hagane.
Ota : Ne me dis pas que c’est tout ce que tu as trouvé ? Un bourré?
Moi : Chut ! Laisse le parler !
Chikuma : Hum hum ! Apparemment, j’aurais travaillé chez vos soit disant trafiquants d’armes. Seulement, les seules choses que j’ai vues dans ces caisses sont des peluches.

Long silence, tout le monde me regarda, même Kensei me fusillait du regard.

Moi : Bah quoi ?
Haru : Pitoyable.
Moi : Hé, justement je voulais voir justement s’il n’était pas victime d’un genjutsu !
Ota : Très drôle, mais dois-je te rappeler cher ami qu’aucun de nous ne maîtrise parfaitement le genjutsu ?
Moi : Heu… Très juste…
Haru : Bon, laissez-moi faire, Ota tai-cho ? Où se trouve la zone de réflexion des images ?
Ota : Heu… vers l’avant du cerveau je crois, pourquoi ?

Elle s’avança vers Chikuma, s’arrêta devant lui, le fît s’asseoir sur une chaise et l’immobilisa durant plusieurs secondes. Puis elle s’arrêta net devant lui et leva son poing avant de l’abattre immédiatement sur son pauvre crâne à peine dégrisé.

Moi : Putain mais qu’est-ce que tu as fait ?! C’est notre seul témoin !
Chikuma : Aïe ma tête !
Moi : J’espère que tu me l’as pas trop esquinté.
Chikuma : Attendez ! Je me rappelle de quelque chose.
Moi : Hein ?
Haru : Deux ! Parfois, un bon choc crânien et tout va mieux.
Moi : Si j’avais su…

Chikuma nous raconta finalement ce que nous voulions entendre de puis le début. Il avait en effet vu des armes de premières catégories, au lieu de le tuer, ils l’hypnotisèrent puis le relâchèrent dans la nature, l’esprit plein de trucs inutiles. Il nous indiqua l’une planque pour leurs transactions les plus précieuses et secrètes qui était dans un endroit précis de l’aile est de la ville. A ce moment, je me rappelai là où j’avais perdu mon type louche, tout semblait indiquer que c’était dans cette zone que les transactions les plus importantes avaient lieux. J’en alertais aussitôt Otarin et les autres, la transaction louche et le type qui s’est enfui.

Ota : Parfais, on a plein de truc intéressant aujourd’hui. Chikuma ! Quand à tu été viré ?
Chiku : Heu… Attendez que je réfléchisse… il y a trois semaines.
Ota : cool, savais tu avant d’être viré, à quand tu devais faire ta livraison ?
Chiku : Elle a été programmée à demain si je ne me trompe pas, vers midi.
Ota : Encore plus cool, comme ça on n’aura pas à poireauter pendant trois plombs. Kogito, emmène-moi sur les lieux de ta course poursuite. Les autres, allez à l’hôtel et attendez nous là-bas.
Chiku : Bah ? Et moi ?
Ota : Comment ça et toi ?
Moi : Attends, c’est ma faute, il a des difficultés et je lui ai promis de l’aider. Chikuma, sur ce bout de papier, il y a une résidence au nom des Shirahama, essaye de reconquérir ta femme et emmène la là-bas, ne t’en fais pas, c’est au frais de mon maître (nyark), et tu pourras trouver un nouveau boulot….légal. (Je me demande quel tête il fera quand il apprendra ça, mais bon, c’est pour une bonne cause)

Bon, ça c’était fait. Sur ces derniers mots, nous partîmes tous de notre côté, j’emmenais donc Otarin sur les lieux qui ont fait interrompre ma course poursuite. Une fois l’entrée trouvée grâce au Seikakugan d’Ota, qui est bien plus efficace que mon hakki tanpopo no jutsu pour déceler les passages secrets, nous balisâmes le terrain et nous pûmes ensuite partir pour l’hôtel, j’en avais bien besoin, mais malheureusement pour moi, nous devions planifier un plan d’approche, moi je dormais à moitié, de toute façon, on approche discrètement et on fonce dans le tas, c’est toujours comme ça qu’on procède pour éradiquer une organisation illégal. Enfin, c’est ce que je me disais du moins…

Ce n’est qu’après cette heure (gâché) de planifications que je pus enfin dormir comme une souche.

*************************

Le lendemain matin, debout 7h30 et réveil forcé pour moi….comme d’habitude.
Direction donc le souterrain (c’est un souterrain qu’on a trouvé avec Ota). L’entrée se trouvait sous des gravats, donc pas étonnant que je ne l’ai pas trouvé moi-même, peuh. Pour le gros bloc qui bloquait le passage, rien ne vaut ces bons parchemins explosifs ; l’entrée dégagée, nous nous engouffrâmes dans le tunnel, qui, arrivés en bas, nous trempions dans la flotte. Et évidemment, Harumi ne manqua pas de nous faire un caca nerveux.

Haru : Berk ! C’est dégoutant ! Otai-cho ! Tu me rembourseras mes fringues qui valaient plus de 20000 ryos !
Ota : Quand je te dis que tu gaspilles de l’argent pour des conneries, tu devrais m’écouter Putain, je me demande qui m’a refilé une équipe pareille.
Haru : Obéir à un plouc dans ton genre…
Ota : …. On en rediscutera une fois cette affaire terminée…
Moi à Kensei : A ton avis, il pensait à quoi pendant ce silence ?
Ken : La torturé et la tuer d’une façon ignoble j’imagine.
Moi : C’est ce que je me disais aussi…

Comme il faisait sombre c’étaient Otarin et Kensei avec une petite boule de feu qui nous guidait dans ce chemin obscur, lugubre et ténébreux… ouais un endroit dégueulasse quoi. Plus loin, Otarin s’arrêta net et se retourna vers nous.

Ota : Il y a des dizaines de portes sur les murs.
Moi : Quoi ?! Et comment on trouve la bonne alors ?
Harumi : Pff ! Je m’y attendais, à peine commencé déjà planté.

Dit-elle avec un léger sourire démoniaque.

Ken : Euh, dites…
Moi : Tu as une idée de laquelle est la bonne Ota ?
Ota : Et comment veux-tu que je sache ? Même avec mes yeux, je ne peux percevoir que de longs couloirs interminables pour chacune de ces satanées et infernales portes !
Moi : Oh ça va, je demandais, c’est tout, pas besoin de me gueuler dessus !
Ota : Si ! J’avais une énorme envie de le faire !
Ken : Vous m’écouter oui ou merde ?!
Moi et Ota : MERDE !!
Haru : Pff, bande de blaireaux.
L’équipe : TA GUEULE !!!
Ken : Je peux parler alors ?
Moi : Vas-y on t’écoute.
Ken : Et si c’était cette porte ?
Ota : Et pourquoi ça s’il te plait ?
Ken : Regarde par toi-même.

Kensei nous montrait une porte quelque peu différente par rapport aux autres. Et quand j’y repense aujourd’hui, je me dis : qu’est-ce qu’on pouvait être cons ! Puisque sur cette porte, il y avait d’écrit en lettres bien grosses et lisibles : NE PAS ENTRER, INTERDIT AUX -18, DO NOT MASTURB DISTURB !

Moi : Euh…
Ota : Peut-être que…
Haru : Ouais ! Peut-être ! Ça fait un bail que je suis prête moi !
Ota : Bon ben, en position tout le monde.

Nous passâmes donc la porte, puis la lumière s’alluma d’un coup. Nous nous retrouvions au beau milieu d’une dizaine de gars dont un qui siégeait sur un beau fauteuil, et au centre de cette pièce, il y avait un richard, une caisse d’armes, des gars armés et une situation des plus chiantes qui soit.

Boss : Nous avons une visite imprévue aujourd’hui, à cause de vous je dois interrompre ma transaction.
Moi, Ota et Kensei : MERDE !

( 18 juin, 2010 )

début de la mission à Henzo (Moi)

Mission de Rang C

Objectif : Démantibuler un trafic d’armes au village de Henzo, au sud ouest de Chikara. Il se trouve à environ quinze kilomètres de la ville ninja.
Informations :
-Réseau de vendeurs dans tout le village
-Troupe de vingt hommes armés non ninjas
-Le chef est connu des services de Chikara sous le nom de Noth
-Au moins deux ninjas à sa solde mais un chuunin au maximum

Le village est formé en croix, avec au centre les commerces. Au nord du village, se trouve, les quartiers riches, au sud les pauvres et à l’ouest et à l’est des habitations de moyenne classe.

Membres :
Otarin Rekaïshi (Chuunin)
Harumi Yamada (Genin)
Kogito Shirahama (Genin)
Kensei Hirako (Genin)

Quoi, quoi, quoi, quoi, quoi, quoi, quoi ? C’est quoi ce bordel ? Moi, chef de mission ? Mais ça va pas, non, je suis pas…je suis trop, mais je les emmerde à la fin, j’ai pas que ça à faire de me trimballer trois Genins sur mon dos, surtout quand le premier est un abrutidiot du nom de Kogito qui ne pense qu’à faire cramer mon sac à dos et qui dort comme un loir jusqu’à perpet, que la deuxième est une sale bourge qui ne pense qu’à son cul, qui n’écoute absolument personne et qui essaie de m’empoisonner la vie en me demandant sans cesse des chose absolument inintéressantes mais qui correspondent à la « vie » d’un riche et enfin, le troisième qui ne peut m’attirer que des ennuis car, on le sait bien, il a une certaine tendance à suivre les papis pédophiles. Il faut dire que ce jeune garçon n’a que douze ans et qu’il n’est pas encore tout à fait mature…

« Bon, c’est pas tout les gnomes mais j’ai autre chose à faire que de vous emmener faire des missions de merde alors, soit vous m’écoutez, soit je vous bute et après, j’assiste à votre enterrement pour que l’on ne m’accuse pas de meurtre…
-D’abord, tu es plus jeune que nous donc on est pas les gnomes, ensuite, c’est pas notre faute si on est en mission avec un chuunin aussi merdique, dis la mégère de service.
-D’abord, Kensei est plus jeune que moi et puis vous avez rien à dire parce je suis le plus gradé.
-Et les gradés sont des planqués…
-Kogito, je vais te buter ! »

Sur ce, d’un élan très fraternel, je lui assenai un coup de poing dans la tronche ce qui eu pour effet immédiat de le faire tomber par terre et de me faire perdre le contrôle au profit d‘Akira, mon esprit préféré. George Macfly, alias Kogito était dans les vapes sur mon épaule et avait sur le front une bosse de trente mètres de long. Kensei suivait les sucettes que lui proposait Akira et Harumi, sous l’emprise d’un Gen, pourchassait ce qu’elle croyait être une fontaine à or.
C’était à peu près comme ça que ça se passait. J’étais le seul qui était relativement mature pour assumer des responsabilités, enfin, le pensais je.
Nous cavalions donc en direction de la porte sud du village afin de rejoindre Henzo. La distance à parcourir n’était pas énorme, on y prendrai à peine une journée mais mieux valait se dépêcher, d’abord parce qu’ils sont bien gentils mais les missions en temps que plus gradé c’est bien cinq minutes mais après… Surtout qu’elle était tombée pile au mauvais moment, c’est à dire à l’instant même où je m’étais décidé à aller montrer mes capacités à mon très cher et adoré maître chat.
J’eus le malheur de reprendre conscience un peu avant de sortir du village. Les illusions s’annulèrent et le garçon aux cheveux rouges ainsi que la demoiselle s’arrêtèrent immédiatement. C’était bien ma veine, si ils ne m’écoutaient pas, le voyage ne risquait pas de durer un jour mais mille. Je les sommai de me suivre mais la Genin refusa, prétextant que l’on n’apprivoise pas ses camarades de mission comme ça, qu’il fallait avoir confiance en son chef et que ce n’était pas gagné. Bien que j’eus deviné qu’avec une centaine de Ryos tout repartirait normalement, il ne fallait absolument pas que je lâche, sinon, c’était toute mon autorité qui était mise en cause.

***

Merde, j’ai craqué, en fait ça faisait une heure que nous discutions amèrement, Kogito avait repris connaissance, et me faisait chier de son côté. Harumi avait fait un caprice et s’était assise sur place, enfin, sur un banc à côté (vous pensiez qu’elle s’était assise dans le sable, raté). Quand à Kensei, il se demandait où étaient passées les sucettes promises par Akira, bref, j’avais été totalement débordé si bien que j’avais cédé et offert cent ryos à Harumi qui avait encore râlé en disant qu’on ne l’achetait pas mais elle avait eu l’air satisfaite quand j’avais rajouté encore cent ryos, ces riches dites donc, que des crevards…
Bref, j’étais même allé acheter une sucette à Kensei qui s’était retrouvé très content et tout était rentré dans l’ordre, enfin si on peut appeler l’ordre le fait que le seul Chuunin du groupe se fasse emmerder par un Genin qui ne pense qu’à faire des blagues plus ou moins drôles, qu’avec cela, il est totalement sous les ordres d’une Genin et qu’il est obligé de faire baby-sitter pour le troisième.

« Vous allez arrêter de m’emmerder, je suis le plus gradé ho, vous me devez respect et soumission!
-Mais tu sais bien que ce sera l’affaire de quelques centaines de ryos…commença l’une.
-C’est juste des blagues, tu n’as vraiment pas d’humour, continua Kogito.
-Mais ce n’est pas grave, souris, c’est toujours mieux de voir les choses du bon côté… fini de m’achever Kensei. »

Je crois que je vais exploser, ils ont vraiment envie de m’achever maintenant? Parce qu’on n’est pas encore sortis du village que déjà j’ai la tête comme une pastèque. Pauvre Hayamaru, ça a du être dur de devoir supporter Sheinji tout ce temps… Je le comprends maintenant.
Bref, désormais nous passons les portes. Tiens, c’est bizarre, ils se sont calmés, c’est peut être à cause de l’énorme bourrasque que nous venons de nous prendre dans la gueule… Ou alors, c’est possible qu’ils aient peur du gigantesque chacal qui vient de se poser devant nous, ce sont vraiment des trouillards. En plus, je devrais être respecté mais il en a été décidé autrement. Bon, pas que ça à faire de les attendre, je dégainai mon sabre, activai mon dojutsu, et en quelques mouvements pourfendait l’animal, qui n’était apparemment qu’une illusion car elle se désagrégea aussitôt. Bref, ils avaient eu peur d’un Gen…

« Allez, avancez, ce n’était qu’une illusion, vous n’allez tout de même pas restez sidérés devant une telle arnaque…
-Mais Otarin, si il y a illusion, il y a ninja derrière prêt à nous exploser.
-Et alors, on est quatre, et ce n’était qu’un hologramme, rien de bien méchant. »

Ces phrases ne parvinrent pas pour autant à les faire avancer. Je pris donc mon courage à deux mains et mes talents de philosophes et leur assenai un bon coup de kunaï dans chacun de leurs postérieurs. Cela suffit à les faire sortir de leur torpeur. J’étais donc parvenu à les faire avancer mais malheureusement, nous avions perdu un temps plus que précieux. Nous avancions donc, Harumi faisant la gueule, Kogito emmerdant Kensei et ce dernier, aucunement touché par les agissements du Shirahama, s’amusait plutôt à disparaître et à lui-même faire des farces à son partenaire. Comme on pouvait le voir, ils étaient tous extrêmement préparés à des missions en équipe. Pour mon plus grand malheur je n’arrivais pas à les rapprocher et j’en avais désormais marre de courir après les uns et les autre pour essayer de les rassembler.
Au bout de cinq kilomètres à peine la nuit commença à tomber, il faisait sombre et les trois Genins souhaitaient s’arrêter. Je du bien avouer qu’il tait temps…

« Hop, on installe le campement ici! Kensei, tu fais le premier tour de garde, vous, vous avez intérêt à vous tenir à carreau! »

Mes menaces, comme je m’y attendais n’eurent aucun effet, plutôt le contraire car Harumi décida de s’éloigner du campement pour ne pas dormir auprès des pauvres et Kogito voulut tester ses nouvelles mines à sac de couchage sur moi ce qui eu pour effet de m’énerver encore plus que je ne l’étais. Kensei ne broncha pas mais m’adressa au contraire un sourire naïf mais rassurant, je n’étais pas le seul à les trouver débiles bien que l’autre était un gamin de douze ans.
Je fus réveillé dans la nuit par les cris de lamentation d’Harumi, celle-ci ne souhaitait absolument pas monter la garde.

« Mais je vous emmerde, je n’ai pas que ça à faire, il faut que je me repose…
-C’est pas toi qui décides, j’ai instauré un tour de garde, j’aimerais qu’on le respecte! »

Elle commençait vraiment à me saouler et j’eus la très bonne idée de hausser la voix en retroussant mes manches. La diplomatie n’était vraiment pas mon fort, il fallait à tout prix que je prenne des cours d’autorité, si jamais ça existait, et si personne ne savait faire ça, il faudrait que j’aille voir Star qui était terrifiante quand elle le voulait.
Bref, la nuit se passa plutôt bien, les bandits ne se montrèrent pas, ils avaient sans doute une peur bleue de notre camarade riche et ils avaient raison… Je pris le troisième tour de garde et réveillai Kogito avec une pierre que je lui balançai dans le ventre afin que lui aussi soit un peu de garde.
À l’aube, je me levai, essuyai mes yeux encore bouffis à cause de cette nuit agitée et, aimablement tirai du lit le garçon aux cheveux roux et la jeune fille au caractère presque du niveau de Mak, ce qui n’est pas peu dire…

« Bon, j’aimerais que aujourd’hui, on avance légèrement plus vite afin d’arriver à destination en fin de journée. »

Le voyage devait, dans des conditions normales être fini dans les environs de midi mais mieux valait prévoir large avec cette bande de cornichons. En fait, je sentais que Kogito m’appréciait toujours mais qu’il était tout de même jaloux de ne pas être passé Chuunin alors que moi, je pouvais désormais me présenter sous ce grade. Ce n’était tout de même pas ma faute si Keitaro lui avait joué un sale tour et qu’il s’était révélé incapable de s’en dépêtrer. Harumi ne semblait pas m’apprécier beaucoup et Kensei s’en foutait royalement… J’étais donc le chef d’une équipe qui ne portait déjà pas beaucoup de considération à mon égard mais en plus qui semblait avoir de l’animosité envers moi. Donc, pour les faire avancer à une vitesse convenable, c’était râpé…

« Bon, aller on y va, et avec plus d’entrain!
-Euh, tu rigoles, je suis déjà à fond, grommela la jeune fille.
-Tu te fous de ma gueule?
-Ben ouais, j’avais envie, je n’ai pas le droit? »

Pendant ce temps, Kogito eut le temps de me faire un croc en jambe, et Kensei de partir un peu plus loin la recherche d’un joli papillon du désert. C’était tellement comique que si je n’étais pas responsable de cette équipe, je crois que j’aurais explosé de rire. Kogito ne pouvait pas avancer plus de dix mètres sans faire une pitrerie, Harumi, sans râler et Kensei, sans aller observer quelque chose à droite à gauche. Ce qui fait que moi-même, je ne faisais pas quinze centimètres avant d’être obligé de réprimander quelqu’un. Je trouvais ça plus énervant que fatiguant, d’autres auraient abandonnés mais cela aurait voulu dire que je désobéissait aux ordres et je n’avais pas besoin d’un quelconque jugement de la part de mes supérieurs. Akira devait me trouver pathétique et m’aurait sûrement dit qu’à mon âge il commandait déjà plus de mille hommes.
Tout ceci avait fait qu’au bout de trois heures, nous n’avions même pas fait la moitié du voyage. Il devait rester environ huit kilomètre à parcourir et nous n’étions pas couchés… Je décidai alors de ne pas faire de pause déjeuner ce qui fut une de mes plus grandes erreurs. Les râleriez s’amplifièrent, chacun disait qu’il avait faim et que j’étais un sale con. Je leur en aurais foutu des torgnoles, mais il s’avérait peu probable qu’on m’ait fait une fleur si j’étais rentré à Chikara avec sur le dos trois Genin à demi morts.

« Bon, c’est pas tout, mais, donnez moi les sacs de provisions, j’en ai besoin! Je vais vous donner un peu à chacun. »

Contrairement leur habitude, ils m’obéirent sur le champ, sans doute avaient ils trop faim. Malheureusement pour eux, je n’étais absolument pas prêt à leur faire manger quoi que ce soit. Je pris donc les trois sacs en plus du mien et je commençais à accélérer le rythme. Ils restèrent ébahis et mirent un temps avant de commencer à me poursuivre. J’accélérais donc encore plus et ils me suivaient. La technique était donc bonne, cependant, ils finirent par s’arrêter, essoufflés. J’avais oublié qu’ils n’avaient pas mon endurance. Il ne nous restait un peu plus de trois kilomètres mais le soleil était encore haut dans le ciel. Je leur offris donc à manger.
C’est pendant notre casse croûte que des mercenaires, qui ne s’étaient jusqu’à présent pas montrés, firent irruption. En fait, mes coéquipiers étaient trop fatigués pour se disputer ce qui empêchait Harumi de faire fuir les visiteurs désagréables, enfin, c’était ce que je pensais.
Bon, essayons de gérer ce petit incident le plus normalement possible…
Connaissant les capacités de Kogito, et ayant vu Kensei à l’œuvre face à Makaya du haut de mon poteau, je les envoyais tous deux de part et d’autre des six hommes. Je fis signe à Harumi de rester en retrait un instant, puis, j’ordonnais à Kensei de lancer des boules de feu et à Kogito de leur balancer quelque chose. Pendant ce temps, je filai de l’autre côté du groupe, fermant désormais le cercle qui les entourait.
Les six couillons qui nous avaient été envoyés de la part de Chépaqui formèrent eux même un cercle à l’intérieur du notre. Du côté de Kensei, des boules de feu arrivèrent, et de chez Kogito, ce furent de rapides flèches de pissenlits. Ne restait plus qu’à contenir le petit groupe afin qu’ils se prennent tout dans la gueule. Hop, une vague écrasante du requin marteau pour les rabattre sur Harumi qui n’avait pas bronché depuis le début. Elle donna un gros coup de poing dans le ventre d’un des hommes qui passaient à côté d’elle. Je ne compris pas tout de suite ce qui se passa. En fait, Harumi avait arraché le masque du mercenaire qui s’avérait être une jeune femme, et je pense que cette dernière avait du traiter ma partenaire de moche ou quelque chose dans le genre, en tous cas, elles étaient en train de se battre comme des chiffonnières. De son côté, Kogito était aux prises avec deux des hommes et maniait son bâton avec adresse. Kensei lançait des boules de feu sur son poursuivant et moi je me tapais les deux autres.

« Hey ducon, viens par là, fis je à l’abruti encagoulé le plus proche de moi. »

Celui-ci, furieux de s’être fait attribuer un surnom aussi peu avantageux fonça sur moi, l’arme à la main. D’un revers du sabre je parai son coup, et attaquai à mon tour. Il n’avait pas une très grande maîtrise du sabre, ou alors c’était moi qui étais bien plus expérimenté dans ce domaine. Le deuxième essaya de me prendre par le dos mais en combat, il était rare que je me fasse surprendre, surtout lorsque j’avais mon dojutsu d’activé et un jet d’eau préparé afin de le recevoir à ma manière.
Je regardai un instant les autres combats et je pu m’apercevoir que Harumi en avait fini avec son adversaire mais qu’au lieu d’aller aider Kogito, elle préférait soigner sa tenue. Kensei, lui semblait s’amuser à martyriser son adversaire qui n’arrivait pas à l’approcher sans recevoir quelques boules de feu.
Le mec que j’avais éloigné d’un jet d’eau revint à la charge, je me baissai pour éviter son coup, lui attrapai le poignet et le lançai de toutes mes forces par-dessus ma tête. L’autre ne resta pas en retrait mais je le désarmai facilement. Celui que j’avais balancé était au moins inconscient, peut être mort mais restait encore l’autre. Un coup du plat du sabre eut raison de lui.
Je fis signe à Harumi de venir surveiller les deux lascars, donnais l’ordre à Kensei de finir son combat et allai donner un coup de main à Kogito qui commençait à s’épuiser. Ses adversaires aussi n’étaient pas au meilleur de leur forme et mon endurance prit le dessus sur l’un d’eux tandis que Kogito finissait le deuxième.
Quand je redressai la tête, je vis Kensei, assis sur son adversaire le visage ravi, Harumi qui donnait des coups de pieds à la « pouffiasse » et Kogito qui attachait soigneusement son adversaire. Je fis de même sur celui que je venais de neutraliser mais les autres avaient déjà été empaquetés.

« Bon, c’est du bon boulot, j’aimerais que nos relations soient aussi bonnes que ne le sont nos combats.
-C’est ça, cause toujours, déjà si t’étais un peu plus riche, ça arrangerait les choses… »

Ce qu’elle peut m’énerver celle là, toujours à rajouter un commentaire désobligeant, heureusement que je ne suis obligé de la supporter que pour la durée de la mission…

Après ces petites péripéties et après avoir fini de manger, on se remit en route, il ne restait pas beaucoup de chemin et, au coucher du soleil, on aperçu enfin le petit village qui ne pouvait être que Henzo. Afin de garantir notre sécurité, je décidais de camper hors du village ce qui eut pour effet de mécontenter les autres qui souhaitaient dormir dans un lit. Je ne cédais pas et la garde fut partagée entre Kensei et moi car Kogito était essoufflé de son combat et Harumi me cassait les pieds et elle n’était agréable que lorsqu’elle dormait. Je pris tout de même le plus long tour de garde et laissai Kensei dormir…

( 30 mai, 2010 )

Entraînement Ten et serpe (Moi)

Connard! Je ne l’ai presque pas touché et il m’a défoncé la gueule! Je lui en foutrais moi des « retiens bien ce nom », pas étonnant que je vais le retenir, je le retrouve sur mon chemin je le bute, je l’emplafonne. Je me demande d’ailleurs comment il connaît mon prénom, je suis célèbre ou quoi? Je ne suis pas Kein tout de même. Salim Yako, je t’abhorre, je te hais, je te chie à la face et pour finir je te méprises au plus haut point qu’on puisse mépriser un homme sur terre. Je te découperais la tête la ferait rôtir et je l’offrirais à bouffer aux vautours, tu pourriras en enfer. En attendant, je suis dans mon lit, chouchouté par des médecins merdeux qui n’ont que faire de mon humeur et qui ne me lâchent pas d’une semelle. J’en ai légèrement marre et je voudrais que tout cela cesse immédiatement.

« Otarin, tu à deux semaines d’arrêt, me dit alors un des baltringues, cet homme t’as salement amoché, il ne faut pas que tu fasses d’effort, tu pourrais le regretter.
-C’est ça et je suis le gentil patient qui va écouter le gentil médecin, non mais tu m’as bien regardé, vas te faire foutre, j’ai des choses à faire moi, et c’est pas un homme comme toi qui va m’en empêcher… »

La discussion fut longue et pénible, l’abruti voulait m’expliquer pourquoi il ne fallait pas que je bouge et je m’en foutais totalement. D’après lui, Salim avait percuté chacun de mes muscles principaux et il fallait absolument que ceux-ci se reposent car ils ne tiendraient pas longtemps. Mais d’après moi, il devait être assez fort afin de me permettre de bouger tout de suite donc aucun problème de ce côté-là. En plus, je pense avoir assez de force pour pouvoir suivre un entraînement.

***

Un réveil agréable, je n’ai plus trop mal, ça va, comme je le sentais, je vais pouvoir m’entraîner. Pour dégommer cet homme, quelques soient ses raisons. Bon, réfléchissons, que faire? Utiliser la serpe? Pourquoi pas… Je ne suis pas encore très bon dans ce domaine alors un petit entraînement ne me fera pas de mal.

Je me levais, rapidement allais vers mon endroit d’entraînement habituel et commençais l’échauffement. Tranquillement, je faisais des assouplissements puis, des étirements et enfin des tours de piste. Je pris ma serpe à la main et exécutais quelques moulinets avec, histoire de bien me la remettre en main. Les quelques piquets de fer plantés dans le sol me permettaient de simuler mes attaques qui s’avéraient très peu habiles. Quand, au bout d’une demi-heure, je donnais un énième coup, mes forces m’abandonnèrent. Je ne tenais plus sur mes jambes et je m’effondrais, pris d’atroces douleurs aux adducteurs et aux abducteurs. La douleur était terrible et je sombrais dans une inconscience douloureuse.

***

Je me réveillais une fois de plus dans mon lit, une fois de plus entouré par un médecin, avec une fois de plus des douleurs insupportables et une fois de plus une envie intense de dégommer la tête de Yako.

« Tu vois Otarin, je t’avais prévenu de ne pas recommencer, tu est encore plus amoché.
-Comment suis-je arrivé ici?
-J’ai prévenu Hogiko que tu n’allais sûrement pas écouter mes conseils et il t’as suivi pour voir ce que tu faisais. Il t’a ramené très tôt après que tu sois tombé. Je t’ai aussitôt pris en charge.
-Merci, mais ça me gonfle cette affaire, je vais rien pouvoir faire. »

En effet, c’est la merde, je suis en train de me faire chier grave et ces deux semaines ne s’annoncent pas bien, enfin, c’est peut être une façon de m’entraîner au Ten pendant ce temps, ça fait déjà deux semaines que j’ai commencé alors je devrais pas tarder à réussir… M’enfin, deux semaines ça devrait suffire.

Je me mettais donc en tailleur sur mon lit et je commençais à faire une couche sur mon corps avec mon Chakra. Celle-ci n’était pas régulière et il y avait des trous. J’essayais de l’améliorer, lissant mon Chakra, je m’améliorais mais ce n’était toujours pas ça.

La semaine passa, je m’étais concentré pour fignoler la partie du haut de mon corps qui à défaut d’être parfaite, ne comprenait pas de trous et était relativement uniforme. Je me concentrais sur le bas qui était encore un vrai gruyère…

Je dus m’y reprendre à plusieurs fois mais je parvenais mieux à conserver mon Chakra, il ne se dissipait plus autant et au fil des jours, je parvenais à m’entraîner de plus en plus longtemps, mon Chakra me le permettant. Cet entraînement me fatiguait mais mes muscles n’étaient aucunement affectés.

Au bout de deux semaines, j’étais presque prêt pour le Ten et le médecin m’avait autorisé à m’entraîner de nouveau. Je sortais donc pour faire la même chose que la dernière fois, c’est-à-dire un entraînement à la serpe.

Cette fois ci, je recommençais la même chose que la dernière fois, échauffement puis début de l’exercice. La demi-heure passa et aucun signe de fatigue ne survint, décidément, ce médecin était très doué, il savait son métier.

Lorsqu’à la fin de la journée, ayant amélioré ma précision mais aussi mon aisance dans le maniement de l’arme, je retournais dormir afin d’être prêt pour le Ten de demain, j’avais décidé d’en finir avec ça, ça me faisait chier.

***

Sur mon lit, les yeux fermés j’essayais le Ten et mes essais étaient plutôt convaincants… Quand à la fin de la journée, ma couche était quasiment parfaite et que mon Chakra ne se dissipait que très faiblement, j’arrêtais et me disais qu’il fallait que j’aille voir Star. Bien sur, je ne maîtrisais pas parfaitement le Ten mais c’était déjà très bien et il fallait que j’aille la voir.

Soudain, Hogiko fit irruption dans la pièce.

« Otarin, tu pars en mission, maintenant!
-Que, quoi, comment, avec qui, où et pourquoi?
-Houlà calme toi, je répète, tu pars en mission, maintenant, peut être tout seul ou non, il faut voir, je ne sais où et parce que je l’ai décidé!
-Mais je fais ce que je veux! J’avais d’autres choses à faire que de partir n’importe où là!
-Otarin, il me semble que je suis toujours ton supérieur et que tu es toujours mineur, grouille toi de te préparer ou je te renvoie une fois de plus à Nobeoka.
-Ok ok ok ok ok ok ok ok
-Arrête de dire Ok, dit il en me mettant un poing dans la figure
-K.O»

Bon, c’est pas tout, mais je vais pas pouvoir aller voir Star en attendant, je suis dans la merde, j’avais enfin réussi mon truc… Bon, allons voir de quoi il retourne. J’allais donc au lieu de rendez vous en prenant le plus possible d’affaires.

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